Accueil > Les origines commençant par A > L'origine de académie

L'origine de Académie


Lieu fort agréable et planté d'arbres, à six stades un quart de lieue de la ville d'Athènes, où Platon et ses disciples s'assemblaient pour converser sur des matières philosophiques.
Le nom d'Académie fut donné à cet emplacement d'un nommé Académus, riche citoyen d'Athènes, qui en était possesseur et vivait du temps de Thésée. Cimon, général athénien, embellit l'Académie, et la décora de fontaines, d'arbres et de promenades, en faveur des philosophes et des gens de lettres qui s'y réunissaient.
Cicéron, chez les Latins, donna par allusion le nom Académie à une maison de campagne qu'il avait près de Pouzzol. Ce fut là qu'il composa ses Questions académiques.


Le nom de différentes assemblées

On a donné depuis le nom d'académies à différentes assemblées de savants qui s'appliquent à cultiver les sciences ou les arts. En ce sens, la première académie dont nous lisions l'institution est celle que Charlemagne établit par le conseil d'Alcuin : elle était composée des plus beaux génies de la cour, et l'empereur lui-même en était un des membres.

La plupart des nations ont à présent des académies, et la France en compte plusieurs à Paris et quelques unes dans les départements. Voici les principales :

  • L'Académie française instituée en 1635 par le cardinal de Richelieu pour perfectionner la langue. En général, elle a pour objet toutes les matières de grammaire, de poésie et d'éloquence. Sa devise est : A l'immortalité.
  • L'Académie des inscriptions et belles lettres, dont les travaux ont pour objet les inscriptions, les devises, les médailles. « L'académie des inscriptions et belles-lettres, dit Voltaire, formée d'abord, en 1663, de quelques membres de l'académie française, pour transmettre à la postérité, par des médailles, les actions de Louis XIV, devint utile au public dès qu'elle ne fut plus uniquement occupée du monarque, et qu'elle s'appliqua aux recherches de l'antiquité, et à une critique judicieuse des opinions et des faits. »
    Cette société, composée d'un très petit nombre de membres, tint ses premières séances dans la bibliothèque de Colbert, et ne fut connue que sous le nom de petite académie, nom qui lui fut continué jusqu'à l'époque (1691) où M. de Pontchartrain, contrôleur général, eut le département des académies. Ce ministre donna une attention particulière à la petite académie, qui devint plus connue sous le nom d'académie royale des inscriptions et médailles ; cependant elle ne reçut que le 16 juillet 1701 le règlement définitif de son organisation. Sa devise est : Vetat mori.
  • L'académie sciences. Cette académie fut établie en 1666 par les soins de M. Colbert. Les sciences physiques, les mathématiques, l'histoire, les belles-lettres et les matières d'érudition sont principalement de son ressort. Sa devise est : Invenit et perficit.
  • L'Académie royale de musique. Cette académie fut établie en 1669. Nous en sommes redevables à l'abbé Perrin, introducteur des ambassadeurs auprès de Gaston, duc d'Orléans. Ce fut l'opéra de Venise qui lui en donna l'idée.

Les lieux de la jeunesse

Académie se dit encore, dans un sens particulier, des lieux où la jeunesse apprend à monter à cheval, et quelque fois à faire des armes, à danser, à voltiger, etc.
Gui Allard dit que Pluvinel, élève de Pignatelli de Naples, fut le premier qui établit en France des académies pour monter à cheval. Il était du Dauphiné ; il fut fait écuyer de la grande écurie d'Henri IV ; ce fut lui qui apprit à monter à cheval à Louis XIII. Le roi, pour ce noble exercice, lui accorda le dessous de la galerie du Louvre, vis-à-vis le pont des Tuileries. Pour rendre ses écoliers habiles, Pluvinel eut chez lui des maîtres qui leur apprenaient à voltiger, à faire des armes, à manier la pique, à danser, à dessiner, à jouer du luth, les mathématiques, et les autres sciences nécessaires à un homme de condition. Il honora son école du nom d'académie.

Autres origines :