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L'origine de Acrostiche



La première lettre des vers

Petite pièce de poésie dont chaque vers commence par une des lettres du nom de la personne ou de la chose qui en fait le sujet. « Acrostiches, dit le seigneur des Accords en ses Bigarrures (1662), sont vers qui en leurs premières lettres contiennent quelque nom propre ou autre mot de chose intelligible. »


Quelques exemples

Des exemples rendront la définition plus sensible :

Portrait de Laure
Le ciel, qui la sauva de son propre penchant,
A la beauté du corps unit celle de l'âme;
Un seul de ses regards, par un pouvoir touchant,
Rendait à la vertu le cœur de son amant.
Elle embellit l'amour en épurant sa flamme.

Portait de Pétrarque
Par lui l'amour a vu relever ses autels,
Et son front fut couvert de lauriers éternels.
Tout lui faisait un dieu d'une simple mortelle,
Reine de tous les cœurs, mais trop maîtresse d'elle,
A la nature il semble inspirer ses transports.
Ranimé par l'espoir de vaincre cette belle,
Quel Orphée a jamais égalé ses accords
Une beauté si sage, un amant si fidèle,
Eternisent Vaucluse et font chérir ses bords.


En France

Il y a beaucoup d'apparence, disent les auteurs de l'Encyclopédie, qu'à la renaissance des lettres, sous François Ier, nos poètes, qui se piquaient beaucoup d'imiter les Grecs, prirent de cette forme de poésie le dessein des acrostiches qu'on trouve si répandus dans leurs écrits, et dans ceux des rimeurs qui les ont suivis jusqu'au règne de Louis XIV.
C'était affecter d'imposer de nouvelles entraves à l'imagination déjà suffisamment resserrée par la contrainte du vers, et chercher un mérite imaginaire dans des difficultés qu'on regarde aujourd'hui, et avec raison, comme puériles.

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