Accueil > Les origines commençant par A > L'origine de acte

L'origine de Acte


Déclaration, convention ou stipulation faite entre des parties.


L'acte verbal

Avant la découverte de l'écriture, les actes se passaient verbalement, et pour en constater la vérité, on avait coutume de les passer devant témoins et même en public.
Lorsque Abraham achète d'Ephron une caverne pour enterrer Sara la vente s'en fait en présence de tout le peuple. Homère dans la description du bouclier d'Achille, représente deux citoyens qui plaident pour l'amende due au sujet d'un homicide : l'audience se tient en public ; et tous deux, dit ce poète, ont recours à la déposition des témoins pour vider leur différent. On ne doit pas oublier que les Babyloniens ont été regardés dans l'antiquité comme les premiers peuples qui aient introduit l'usage de passer les actes par écrit.


La signature des actes

L'usage de signer les actes n'était pas encore établi en France dans le XIIIe siècle. Le parlement de Paris, sous le règne de Henri III, en 1591, ordonna que les actes par-devant notaires seraient signés des parties.
Avant François Ier, les actes étaient rédigés en latin mais ce prince, voulant mettre les parties à portée d'entendre les obligations qu'elles contractaient, ordonna que les actes fussent écrits en langue française


La pièce de théâtre

Partie d'un ouvrage dramatique se dit de chacune des parties principales dont une pièce de théâtre est composée, et entre lesquelles il y a un intervalle pendant lequel la scène reste vide.
Quoique le théâtre reste vacant, et qu'il ne se passe aucune action sous les yeux des spectateurs pendant les intervalles qui séparent les actes, intervalles qu'on a nommés entr'actes, on suppose cependant qu'il s'en passe, hors de leur vue, quelqu'une relative à l'action, et dont les actes suivants leur donneront connaissance.

Les Romains se firent une loi de diviser leurs pièces en cinq parties égales, dont chacune doit avoir un sens presque parfait. Dorat, dans l'argument de l'Andrienne, remarque qu'il n'était pas facile d'apercevoir cette division dans les premiers poètes dramatiques ; mais du temps d'Horace l'usage en était établi. Toute tragédie, et toute comédie, pour être régulière dit ce poète doit être divisée en cinq actes, ni plus ni moins.
Les Grecs ne connaissaient point cette division en cinq actes, et n'ont même jamais eu de mot qui signifiât acte ; il est vrai cependant que chants de leurs chœurs revenaient presque à la même chose. Les pièces en un acte, en trois actes et en cinq actes, sont en possession de notre théâtre où on ne voit guère de pièces en deux actes ou en quatre actes.

Autres origines :