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L'origine de Acupuncture


Du latin acupunctura, piqûre que l'on fait avec une aiguille.
C'est le nom généralement adopté pour désigner une opération médico-chirurgicale que l'on pratique avec des aiguilles au moyen desquelles on pique plus ou moins profondément les parties souffrantes dans la vue de guérir certaines maladies ou de soulager les douleurs dont elles sont accompagnées.


Une invention chinoise

Ce moyen curatif était entièrement inconnu aux Grecs, aux Romains et aux Arabes. On en doit l'invention aux Chinois, chez lesquels il est considéré comme remontant à la plus haute antiquité, et qui passent pour l'avoir transmis aux habitants de l'île de Corée et à ceux du Japon.
Ce n est guère que vers la fin du dix septième siècle qu'il a commencé à être un peu connu en Europe, et l'on trouve dans un ouvrage publié en 1693, un chapitre consacré à l'acupuncture (Ten-Rhyne, De arthritide, Londini, 1793). Cette opération resta dans l'oubli pendant près d un siècle, et jusqu'à l'époque où Dujardin, dans son Histoire de la chirurgie, et Vicq d'Azyr, dans un mémoire d'ailleurs peu étendu, rappelèrent sur elle l'attention des médecins qui négligèrent encore une fois de la soumettre au creuset de l expérience.


La procédure

En Asie, les habitants du Japon sont ceux qui la pratiquent le plus souvent. Ils y ont ordinairement recours dans des maladies nombreuses, fort différentes les unes des autres et assez vaguement déterminées, mais surtout dans les affections nerveuses et convulsives (spasmi), dans celles que l'on nomme communément douleurs et dans certaines maladies fluxionnaires. Ils la pratiquent avec une aiguille d'or ou d'argent peu flexible, et munie d'un manche taillé en spirale.
Ils introduisent cette dernière dans les parties, tantôt en lui imprimant entre les doigts un mouvement de rotation, tantôt en la frappant avec un petit maillet, et quelquefois par une simple ponction ; mais ces deux derniers procédés sont plus douloureux que le premier. Ils cherchent autant que le comportent leurs faibles connaissances en anatomie, à éviter le trajet des nerfs et des vaisseaux. Mais bien qu'ils soient quelquefois assez prudents pour ne pas pénétrer à une grande profondeur, il leur arrive néanmoins fort souvent d'introduire sans le moindre accident leurs aiguilles dans le bas ventre et dans les viscères qu'il renferme.


L'acupuncture en France

L'acupuncture fut pratiquée pour la première fois en France, au début du XIXe siècle, par plusieurs médecins qui obtinrent quelques succès, malgré lesquels des praticiens distingués restèrent disposés à croire que, comme moyen curatif, elle pouvait sans inconvénient être abandonnée aux Chinois ses premiers inventeurs.
Ces expériences ont été reprises quelques années plus tard, avec un zèle et une activité extraordinaires. Appliquée au traitement des affections rhumatismales des douleurs nerveuses, et de certaines du mouvement et du sentiment, l'acupuncture a opéré des guérisons nombreuses et incontestables. Le Moniteur du lundi 5 janvier 1825, signale une cure vraiment surprenante obtenue à l'aide de cette opération. « Une jeune fille, y est-il dit, tout à fait aveugle depuis cinq mois, vient de recouvrer la vue à la seconde application des aiguilles. Un grand nombre de médecins et de curieux viennent voir cette malade à l'hôpital Saint-Louis où MM J. Cloquet et Maury font concurremment leurs expériences sur ce moyen renouvelé des Chinois. On attend avec impatience les travaux de ces médecins et le rapport des commissaires désignés par l'Académie des sciences pour être fixé sur l'emploi de ce moyen thérapeutique. »

Les nouveaux expérimentateurs considèrent les aiguilles comme effectuant par leur contact avec les filets de nerfs qu'elles rencontrent dans leur trajet, une soustraction abondante une véritable saignée de fluide nerveux, soustraction à laquelle ils attribuent l'heureuse efficacité de l'opération.

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