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L'origine de Adultère


Dès les premiers temps, dit M. Furgault, tous les peuples ont établi des peines contre l'adultère.


En grèce

Chez les Athéniens, la mort en était la punition. Lycurgue avait ordonné qu'il serait puni comme le parricide ; cependant Plutarque prétend qu'il était toléré à Lacédémone. Les Locriens arrachaient les yeux, aux coupables.


A Rome

Les lois romaines n'étaient pas moins sévères ; elles ordonnaient que le coupable serait privé de la faculté d'engendrer. Cet usage était pratiqué par les Égyptiens qui, après avoir chargé de mille coups le coupable le faisaient eunuque ; quelquefois on lui coupait le nez, les oreilles, et d'autres membres : c'est ainsi qu'on voit Virgile représenter Déiphobe, amant d'Hélène, après la mort de Pâris.
A Rome, il était permis à un père de tuer l'adultère de sa fille, quand il les prenait sur le fait, et à un mari de punir de mort les deux coupables, pourvu que ce fût sur-le-champ. Auguste, par la loi Julia, renouvela toutes les anciennes peines contre les adultères. Le droit civil, réformé par Justinien qui, sur les remontrances de sa femme Théodora, modéra la rigueur de la loi Julia, portait que la femme fût fouettée et enfermée dans un couvent pour deux ans ; et si durant ce temps le mari ne voulait pas se résoudre à la reprendre, on lui coupait les cheveux, et on l'enfermait pour toute sa vie.


En Angleterre

Autrefois les Saxons brûlaient la femme adultère, et sur ses cendres ils élevaient un gibet où ils étranglaient le complice.
En Angleterre, le roi Edmond punissait l'adultère comme le meurtre ; mais Canut ordonna que la punition de l'homme serait d'être banni ; et celle de la femme, d'avoir le nez et les oreilles coupés.

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