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L'origine de Agriculture


L'agriculture, selon Goguet, est un de ces arts que le déluge n'a point entièrement abolis. L'Ecriture nous dit que Noé cultiva la terre au sortir de l'arche, et il transmit à ses descendants les connaissances qu'il avait acquises.


Depuis la nuit des temps

L'histoire nous apprend que les habitants de la Mésopotamie, de la Palestine, de l'Égypte, se sont appliqués à l'agriculture dès les temps les plus reculés. La connaissance du labourage remontait chez les Babyloniens aux premiers siècles de leur histoire. Les Égyptiens faisaient honneur de cette découverte à Isis et à Osiris. Les Chinois, qui voudraient disputer à tous les peuples l'ancienneté du labourage, prétendent avoir appris cet art de Chin-noug successeur de Fo-hi.
C'est de ces diverses contrées que l'art de cultiver les grains fut successivement transporté dans différents climats. Les Grecs disaient que l'agriculture leur avait été apportée d'Egypte : les Romains étaient persuadés qu'elle était venue en Italie de l'Afrique et de la Grèce.


Une découverte attribuée aux dieux

Convaincus de l'importance de cet art, tous les peuples en attribuèrent la découverte à leurs dieux, ou déifièrent les mortels qui leur firent un présent si utile. Les Égyptiens, avons-nous dit, rapportaient cette invention à Isis et à son époux Osiris ; les Grecs en faisaient honneur à Cérès et à Triptolème, son fils ; les Italiens à Saturne ou à Janus, leur roi, qu'ils placèrent au rang des dieux, en récompense de ce bienfait.
Quoique les Romains, entièrement attachés à l'esprit de conquête, et par conséquent à la perfection de l'art militaire, négligeassent les sciences et ne vissent qu'avec dédain les beaux arts et les arts mécaniques, ils ne me prisèrent pas cependant l'agriculture ; les ouvrages de Caton, de Cicéron, de Varron, de Columelle, de Pline, nous prouvent encore tout le prix qu'ils y attachaient.


Les Chinois et la culture des terres

Rien ne fait mieux connaître l'estime que font les Chinois de la culture des terres, que la fête qui se célèbre tous les ans au Tonquin. Dans ce jour solennel, l'empereur, accompagné des grands de l'état, prend une charrue et trace des sillons dans un champ. Cette fête, appelée Kanja se termine par un festin magnifique que le prince donne à ses courtisans, et par des réjouissances publiques où tout rappelle les bienfaits du premier des arts.


L'agriculture en France

L'agriculture, de 1789 à la fin de 1820, a nécessairement subi en France de grandes variations dans le cours de nos troubles politiques. D'abord affranchie des droits féodaux et favorisée par l'établissement d'un système uniforme de contributions, elle a marché franchement vers une prospérité qui bientôt eût été grande et générale ; mais, entravée ensuite par la guerre continentale, plus entravée encore parla guerre maritime qui a déterminé le refoulement de ses produits, l'agriculture eut, en définitive, à souffrir dans tout ce qui constitue sa situation politique.
Plus heureuse dans sa pratique, elle a, premier anneau de la grande chaîne de nos industries, reçu l'étincelle électrique qui s'est en même temps communiquée à tous les chaînons. Une multitude d'espèces ou de variétés nouvelles ont été introduites ; des procédés nouveaux ont été apportés dans la culture : de sages combinaisons ont appris à augmenter le produit de certaines terres ; d'autres, longtemps jugées stériles, furent cultivées fructueusement par la suite.

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