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L'origine de Aimant


Les anciens, disent les auteurs de l'Encyclopédie, n'ont guère connu de l'aimant que sa propriété d'attirer le fer. Cependant, il paraît qu'ils ont connu quelque chose de sa vertu communicative. Platon en donne un exemple dans l'Ion où il décrit cette fameuse chaîne d'anneaux de fer suspendus les uns aux autres, et dont le premier tient à l'aimant. Lucrèce fait de plus mention de la propagation de la vertu magnétique au travers des corps les plus durs.


Les propriétés de l'aimant

Plusieurs opinions ont été hasardées sur les propriétés de l'aimant. Descartes et ses disciples ont prétendu que cette pierre métallique a deux pôles comme la terre, et qu'une matière magnétique qui circule autour et sort d'un des pôles de cette pierre pour rentrer par l'autre, cause cette impulsion qui unit le fer à l'aimant ; que les corpuscules particuliers qui circulent sans cesse autour et au travers de l'aimantant ont une analogie avec les pores du fer, analogie qui leur donne sur ce corps la prise que leur peu d'affinité avec les pores des autres corps ne leur permet pas d'avoir.
C'est jusqu'ici, comme l'observe M. Dutens, ce qu'on a dit de plus raisonnable sur la vertu magnétique, et c'est, ajoute-t-il, ce qu'en avaient déjà dit les anciens.

Si la direction de l'aimant vers les pôles, direction qui, au milieu même des ténèbres, nous trace des routes certaines sur l'immense océan, a été connue des anciens, comme le pensent quelques auteurs, il est certain que cette découverte avait été perdue, et qu'elle n'a été retrouvée que dans le douzième siècle.


L'aimant artificiel

L'homme, souvent rival de la nature, a essayé de communiquer au fer et à l'acier les propriétés de l'aimant, et il y a réussi : c'est ce qu'on nomme aimant artificiel. M. Knight, à Oxford, est un des premiers qui aient tenté cette opération, qui a été perfectionnée par MM. Baradelle, l'abbé Lenoble et Mitchell.


Des vertus médicinales

Aétius, qui vivait l'an 500, est le plus ancien auteur qui désigne l'application extérieure de l'aimant comme utile dans certaines maladies : « On dit que l'aimant tenu dans la main des goutteux les soulage ; et qu'il est utile aussi dans les maladies convulsives. »
Aétius cite Marcellus et Léonard Camille comme affirmant les bons effets de l'application de l'aimant pour calmer les maux de dents mais, dans le fait, ces auteurs n'ont parlé que du mal de tête et de la goutte.

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