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L'origine de Air


Corps léger, fluide, transparent, capable le compression et de dilatation, qui couvre le globe terrestre jusqu'à une hauteur considérable. L'air atmosphérique que nous respirons n'est point pur ; il est composé d'un quart d'air vital et de trois quarts d'azote ou gaz carbonique.


La désinfection de l'air

C'est en 1773 que M. Guyton-Morveau fit voir que le gaz acide muriatique avait la propriété de désinfecter l'air. Jusque là, aucun principe de physique n'avait guidé ceux qui cherchaient à combattre l'influence de l'air infecté dans les hôpitaux, dans les lazarets et dans les circonstances accidentelles où elle produisait ses funestes effets.
L'expérience que M. Guyton fit dans une église de Dijon était la plus concluante que l'on put désirer ; l'église était vaste, l'infection extrême : un seul appareil, dans lequel le muriate de soude fut décomposé par l'acide sulfurique, fit disparaître toute l'infection par une seule opération.
Dans la même année les prisons de Dijon éprouvèrent les ravages de cette fièvre qui naît de l'accumulation des malades ; on fit la même opération qui fut également efficace. Il fut prouvé dès lors que le gaz acide muriatique détruisait les effets de la putréfaction, et ceux qui son dus à la trop grande accumulation des malades, et qui rendent funestes les maladies les plus simples en en changeant la nature.


Une méthode adoptée à l'étranger

Cette méthode de désinfecter l'air a été adoptée dans les pays étrangers, et particulièrement en Angleterre, où le docteur Smith a employé les vapeurs de l'acide nitrique ; ce qui indique que la propriété de désinfecter appartient à tous les acides.


L'air de musique

En termes de musique. Saumaise croit que ce mot vient du latin æra et Burette est de son sentiment, quoique Ménage le combatte dans ses étymologies de la langue française...
Æra, c'est à dire nombre ou la marque du nombre, numeri nola, dit Nonnius Marcellus.
Or quoique ce mot ne se prît originairement que pour le nombre ou la mesure du chant, dans la suite on en fit le même usage qu on avait fait du mot numerus, et l'on se servit du mot æra pour désigner le chant même ; d'où est venu le mot français air et l'italien aria pris dans le même sens.

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