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L'origine de Almanach



Le cours des lunes

Nos ancêtres traçaient le cours des lunes pour toute l'année sur un morceau de bois carré qu'ils appelaient al monaght. Ces mots signifiaient, contenant toutes les lunes. Telle est, selon quelques auteurs, l'origine et l'étymologie des almanachs.
Olaüs Wormius, dans ses Fastes danois, parle d'un bâton pareil, long, hexagone, divisé en deux parties parallèles, dont le premier côté représentait le cours de l'année, depuis la circoncision jusqu'au 30 juin, l'autre depuis le 1er juillet jusqu'à la Saint-Sylvestre.
Le premier qui ajouta le cours du soleil, de la lune et des planètes à l'almanach, qui ne contenait auparavant que les fêtes ecclésiastiques et les noms des saints, fut Regiomontanus.


Un mot arabe ou chaldéen

Almanach, suivant Nicot, paraît un mot arabe ou chaldéen, al est l'article le, et mannah en hébreu ou en chaldéen signifie nombre, compte ; dans le calendrier on compte les jours et les mois.


Une origine égyptienne

On prétend que c'est chez les Égyptiens qu'il faut chercher l'origine des almanachs. Un peuple engagé par la beauté et la pureté du ciel à observer le cours des astres, et forcé, par le débordement annuel du Nil, de mesurer tous les ans ses terres, a dû le premier réduire en pratique les connaissances astronomiques, pour apprendre aux habitants des campagnes l'époque de la crue des eaux, la durée du débordement, la saison des semailles, des moissons, etc.


L'almanach royal

Le plus ancien et le plus utile des almanachs est l'almanach royal, qui remonte à l'année 1679. Les premières lettres de privilège sont datées du 16 mars de la même année. Il a subsisté à peu prés dans la même forme jusqu'en 1697. Louis XIV ayant eu la curiosité de le voir cette année-la, Laurent d'Houry eut l'honneur de le lui présenter, et peu de temps après il obtint des lettres de renouvellement de privilège, sous le titre d'Almanach royal, le 29 janvier 1699.
Depuis ce temps cet ouvrage a été continué tant par lui, mort en ce 1725, que par sa veuve, et ses ayants cause. Le Breton, son petit-fils, en obtint le privilège aux charges, clauses et conditions portées par l'arrêt du conseil du 15 décembre 1743.
Fontenelle a dit de cet almanach que c'était le livre qui contenait le moins d'erreurs.
« Voulez-vous faire promptement fortune, disait un père à son fils qui partait pour Paris, vous n'avez besoin que d'un livre ; apprenez et sachez par cœur l'Almanach royal. »

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