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L'origine de Alun



De l'argile d'une grande pureté

Ce sel ne paraît pas avoir été connu des anciens ; et leur alumen, que nous traduisons par alun, était le vitriol ordinaire (sulfate de fer). Le professeur Beckmann dit que la base de ce sel est une terre particulière. On sait que c'est l'argile dans son état de plus grande pureté, et c'est par cette raison qu'on a donné dans la nouvelle nomenclature chimique le nom d'alumine à cette terre. (Bibliothèque britannique, tome XII , Littérature, page 211)


De la Syrie à l'Angleterre

La Syrie fut longtemps en possession de nous fournir ce sel, que le commerce faisait venir sous le nom d'alun de roche. Dans le XVe siècle, l'extraction et la fabrication de l'alun se répandirent dans l'Italie, principalement à la Solfatara près de Pouzzole, à la Tolfa près de Rome, et à Piombino : plusieurs autres exploitations de mines d'alun s'élevèrent successivement en Allemagne et en Espagne au XVIIe siècle ; et une fabrique de ce genre se forma en Angleterre sous le règne d'Elisabeth.


La fabrication de l'alun

L'alun préparé à Tolfa, et connu dans le commerce sous le nom d'alun de Rome, est obtenu constamment à un grand degré de pureté, et jouit, à ce titre , d'une grande réputation. Mais ces diverses espèces d'alun se trouvaient toutes formées dans le sein de la terre, principalement aux environs des volcans ; on n'avait qu'à les extraire et les purifier. Au XIXe siècle, les chimistes français sont parvenus à fabriquer l'alun de toutes pièces, en combinant directement les éléments de ce sel. De nombreuses fabriques se sont établies, qui, en peu de temps, ont livré au commerce des aluns comparables, sinon supérieurs, aux aluns de Rome, et ont ainsi procuré à la France un nouveau genre d'industrie.

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