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L'origine de Anneau



En Egypte ancienne

L'usage des anneaux ou cachets, inventés pour assurer la foi des actes et les rendre plus authentiques, est très ancien ; il avait lieu en Égypte. Diodoré nous apprend qu'on coupait les deux mains à ceux qui avaient contrefait le sceau du prince. Il paraît, dit Goguet, que l'usage des sceaux était établi en Egypte dès le temps de Joseph : les sceaux anciens étaient ordinairement gravés sur le chaton des anneaux qu'on portait.
Il est dit dans l'Ecriture que Pharaon, en confiant à Joseph une autorité sans bornes sur toute I'Égypte, ôta l'anneau qu'il portait, et le remit à ce patriarche. Ce fait nous donne lieu de penser que cet anneau était le sceau royal, et que Pharaon le remit entre les mains de Joseph comme une marque de l'absolu pouvoir qu'il lui donnait sur tout son royaume.


Dans la Grèce et la Rome antiques

Suivant Pline, les Grecs, au temps de la guerre de Troie, ne connaissaient point encore les anneaux. Cependant, quoique Homère ne fasse aucune mention de cet ornement, il est à croire qu'il était en usage chez les Grecs et chez les Troyens.
Les Romains avaient des anneaux qui ne servaient que d'ornement, et d'autres qui tenaient lieu de cachets. On mettait ordinairement, dit M. Furgault, la bague au quatrième doigt de la main gauche ; il y avait des gens qui en ornaient plusieurs doigts : quelques uns en avaient deux ou trois au petit doigt ; mais communément on n'en portait qu'une qui servait de cachet.


Chez les Gaulois

Les anciens Gaulois, et les premiers habitants de l'Ecosse et de l'Angleterre, portaient des anneaux ; les Français en portaient aussi. On trouva à Tournai, en 1653, dans le tombeau du roi Childéric, son anneau d'or, qui se voit à la bibliothèque du roi ; on y lit cette inscription : Childerici regis.


L'anneau nuptial

L'anneau nuptial remonte, selon quelques uns, jusqu'aux Hébreux. Cet anneau était en usage chez les Grecs et chez les Romains, et c'est d'eux que les chrétiens ont reçu cette pratique, qui est fort ancienne parmi eux, comme il paraît par Tertullien et par quelques vieilles liturgies, où nous trouvons la manière de bénir l'anneau nuptial.
Les modernes en ont fait l'emblème du mariage. On lui a, disent-ils, donné la rondeur d'un cercle pour exprimer que l'amour des deux époux doit être infini. Cet anneau était d'abord de fer, avec le chaton d'aimant, parce que, comme l'aimant attire le fer à lui, de même l'époux doit attirer sa bien-aimée des bras de ses parents. On le plaçait en signe d'alliance au doigt auquel il a donné le nom d'annulaire, parce qu'il y avait, prétendait-on, dans ce doigt, une ligne qui allait directement au cœur.


L'anneau pastoral

L'anneau pastoral que portent les évêques date du Ve siècle ; il est le signe du mariage spirituel de l'évêque avec son église.


L'anneau de Saturne

L'anneau de Saturne, dit Ricard (poème de la Sphère), est la chose la plus singulière que l'invention des lunettes ait fait apercevoir. C'est une couronne large et mince qui environne Saturne sans le toucher : elle est ronde ; mais elle paraît sous une forme ovale à cause de son inclinaison. Il fut découvert par Huyghens à l'aide d'un télescope de sa composition.
Eustache Divini, artiste italien, qui excellait dans la fabrication de ces sortes d'instruments, lui contesta, en 1660, la vérité de cette découverte ; mais Huyghens le réfuta d'une manière victorieuse.

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