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L'origine de Art militaire



Dans l'Egypte ancienne

Il n'y a point de doute que l'art militaire n'ait été connu et cultivé très anciennement en Egypte. De temps immémorial, les revenus de l'état ; comme l'a remarqué Goguet, étaient partagés en trois portions, dont la première appartenait aux prêtres, la seconde au roi et la troisième à la milice. Il paraît donc que les Égyptiens avaient pensé de très bonne heure aux moyens de former des troupes, et que le nombre même en devait être considérable.
Aussi voyons-nous que, dès le temps du patriarche Joseph, il y avait chez ces peuples un commandant de la milice, que l'Ecriture représente comme un personnage considérable, ayant une jurisprudence particulière et affectée à sa place. On voit enfin Pharaon poursuivre les Israélites, à la première nouvelle de leur sortie d'Egypte, avec des forces considérables, tant de pied que de cheval. Ces faits, ajoute Goguet, suffisent pour faire juger que l'Égypte est un des premiers pays où l'art militaire ait fait quelques progrès ; mais nous ne connaissons rien des règlements relatifs à l'art militaire, chez les Égyptiens, avant le règne de Sésostris.


Dans la Grèce antique

Les premières guerres dont parle l'histoire grecque, n'étaient que des incursions de barbares qui n'avaient d'autre objet que de ravager les terres, de faire des esclaves et d'enlever des troupeaux. Les villes furent longtemps ouvertes ; nul ouvrage n'en défendait l'approche. Amphion, qui régnait à Thèbes vers l'an 1390 avant J.-C., imagina, dit-on, le premier de pourvoir à la sûreté de sa capitale en la faisant fermer de murailles et flanquer de tours de distance en distance.
Le siège et la prise de Troie, si bien décrits par Homère, nous indiquent ce qu'était à cette époque, chez les Grecs, l'art militaire, l'art de former des camps, le genre d'armes offensives et défensives qui se fabriquaient alors, l'usage des chars, l'habileté à les conduire et à dresser les chevaux.


Dans la Rome antique

La légion fut, dès son origine, le corps le plus considérable de la milice romaine ; elle tirait son nom du mot latin legere (choisir), parce qu'on ne choisissait pour la former que des citoyens capables du service militaire et ceux qui avaient quelque bien. La légion contenait les gens de pied et de cheval ; le nombre des soldats qui la composaient fut différent selon les temps.
La légion se divisait en cohortes, en manipules et en centuries. Elle comprenait dix cohortes ; chaque cohorte se partageait en trois manipules, et le manipule en deux centuries.

Outre l'exercice des armes qui se faisait tous les jours, en temps de paix comme en temps de guerre, les soldats romains étaient encore obligés de tenir leurs armes propres ; dans les sièges et dans d'autres occasions, on les forçait à faire des circonvallations, à creuser des fossés, etc. ; durant la paix, on leur faisait faire des chemins, construire des édifices, bâtir même des villes entières.
Dans les marches, ils portaient des vivres pour quinze jours et plus, et, outre leurs armes, divers ustensiles, tels que une scie, une corbeille, une bêche, une hache, une faux pour aller au fourrage, une chaîne et une marmite : joignez à cela trois ou quatre pieux, et quelquefois davantage. Les fardeaux dont ils étaient chargés ne les empêchaient pas de faire un chemin très long.
Lorsque les troupes décampaient, elles marchaient en ordre, au son de la trompette. Quand le premier coup du signal était donné, tous abattaient leurs tentes et faisaient leurs paquets ; au second coup, ils les chargeaient sur des bêtes de somme ; et au troisième, on faisait défiler les premiers rangs : ceux-là étaient suivis des alliés de l'aile droite avec leurs bagages ; après eux défilaient la première et la seconde légion, et ensuite les alliés de l'aile gauche ; en sorte que la forme de la marche et celle du camp étaient à peu près semblables. Les cavaliers marchaient tantôt sur les ailes, et tantôt à l'arrière-garde.


La découverte de la poudre à canon

Quant aux peuples modernes, ils semblent avoir pris les anciens, et surtout les Romains, pour modèles dans l'art militaire. Ils les suivirent d'assez près dans la manière de diviser leurs armées, et dans celle d'attaquer ou de défendre les places, jusqu'au XVe siècle, où la découverte de la poudre à canon opéra un grand changement dans l'art de ranger des troupes en batailles, donna lieu à la fortification moderne, et fit inventer les batteries, les tranchées, les sapes, les mines, les contremines, et enfin l'artillerie dans laquelle on comprend les canons, les mortiers, les bombes, les grenades, etc.

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