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L'origine de Automate



Les premiers automates

Machine qui se meut d'elle-même, et qui imite les mouvements des corps animés. Archytas de Tarente fit, vers l'an 408 avant l'ère chrétienne, un pigeon qui volait assez longtemps et s'abattait ensuite sans effort. Albert-le-Grand, dominicain et évêque de Ratisbonne, fit une tête d'airain qui prononçait des sons articulés. On ne connaît point de plus anciens automates.


L'automate joueur d'échec

Parmi ces pièces réellement curieuses on doit compter le joueur d'échecs de M. de Kempelen, conseiller des finances de l'empereur d'Autriche. Ce célèbre mécanicien avait annoncé cette machine dès 1769, mais il ne la fit voir à Paris qu'en 1783, au mois d'avril.
L'automate, habillé en Turc, était devant un bureau de trois pieds et demi, qui portait sur quatre roulettes ; on le faisait mouvoir devant les spectateurs, on l'ouvrait pour leur montrer le cylindre et les rouages qui faisaient mouvoir le bras du joueur. Ce bras se levait lentement, avançait jusque sur la pièce qu'il devait prendre, ouvrait les doigts pour la saisir, l'enlevait, la transportait et la posait sur la case où elle devait être placée ; le bras se retirait et se reposait sur un coussin.
A chaque coup de l'adversaire, l'automate remuait la tête et parcourait des yeux tout l'échiquier ; lorsqu'il faisait échec, il inclinait la tête pour avertir le joueur. Si celui-ci avait fait une fausse marche, l'automate prenait la pièce et la remettait à sa place en branlant la tête.
Il répondait aussi à toutes les questions qu'on lui faisait au moyen d'un tableau des vingt-quatre lettres de l'alphabet qu'on plaçait devant lui, et sur lequel il indiquait successivement toutes les lettres qui pouvaient former sa réponse.
M. de Kempelen a fait voir aux membres de l'académie des sciences un automate qui articulait distinctement plusieurs phrases : me ama,, aimez-moi, madame, venez avec moi à Paris, etc. On avait regardé jusqu'alors comme impossible l'imitation de la voix humaine dans l'articulation des consonnes. M. Kratzeinstein était parvenu à imiter les voyelles, mais il n'était pas allé plus loin, et ce ne fut que le 6 de juillet 1783 que M. l'abbé Mical annonça, dans le Journal de Paris, une machine qui prononce aussi quelques phrases.


L'automate militaire

En 1808 , M. Maetzel fit voir à Paris, avec son panharmanicon, un automate représentant, en grandeur naturelle, une trompette du régiment des cuirassiers autrichiens de l'archiduc Albert de Saxe-Teschen. Cet automate sonnait toutes les manœuvres de la cavalerie et accompagnait le piano.

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