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L'origine de Baleine



L'impossible pêche de la baleine

Quelque utile que soit la pêche de la baleine, il s'est passé des siècles sans que les hommes aient osé la tenter. C'était au temps de Job une entreprise qu'on regardait comme tellement au-dessus de leur force, que ce patriarche se sert de cet exemple pour faire sentir aux hommes leur faiblesse en comparaison de la toute-puissance divine.

Si Pline rapporte que l'empereur Claude a donné au peuple romain le plaisir d'une espèce de pêche où l'on prit une baleine, il observe en même temps que ce monstre marin avait échoué au port d'Ostie. On savait encore si peu tirer profit de ce poisson, sous les règnes de Vespasien, de Tite, de Domitien et de Néron, qu'au rapport de Plutarque, plusieurs baleines avaient échoué, en donnant de travers aux côtes de la mer Adriatique, comme un vaisseau sans gouvernail ; et qu'une, entre les autres, proche de la ville de Brindes, avait tellement infecté l'air par sa putréfaction, qu'elle avait mis la peste dans la ville et dans les environs.


Les Basques : premiers pêcheurs de baleines

Les Basques, et surtout ceux qui habitent le pays de Labour, sont les premiers qui aient entrepris la pêche de la baleine. Voici comme ils y ont été engagés. Tous les ans, aux approches de l'hiver, il paraît des baleines sur leurs côtes ; ils profitèrent de l'occasion qui se présentait dans leur propre pays, et se contentèrent fort longtemps de la pêche de ces baleines.
Mais, ayant observé que ces monstrueux poissons ne paraissaient dans leurs mers qu'en certaines saisons, et qu'en d'autres temps ils s'en éloignaient, ils conçurent le dessein de chercher le lieu de leur retraite. Quelques pêcheurs du Cap-Breton s'embarquèrent donc et firent voile vers les mers de l'Amérique, et l'on prétend qu'ils découvrirent les premiers les îles de Terre-Neuve et la terre ferme du Canada, environ cent ans avant le voyage de Christophe Colomb, et qu'ils donnèrent le nom de Cap-Breton, leur patrie, à une de ces îles, nom qu'elle porte encore.
Ils découvrirent, dans les mers qui sont au nord de l'Amérique, un grand nombre de baleines plus longues et plus grosses que dans les autres mers. Les dangers qu'ils y couraient les ayant insensiblement rebutés, ils allèrent faire leur pêche en pleine mer, vers l'île de Finlande ; mais quoique plus petites qu'au Groenland, les baleines y sont plus difficiles à harponner : ces obstacles les ayant encore rebutés, ils quittèrent ce parage, et établirent leur pêche dans le détroit de Davis.


Les Hollandais

Les Basques, qui avaient enhardi les autres peuples et principalement les Hollandais à la pêche de la baleine, l'ont ensuite comme abandonnée, tandis que les Hollandais savent tirer de cette pêche que nous leur avons apprise, un profit si considérable, qu'ils envoyaient tous les ans sur nos ports sept à huit mille barils d'huile et du savon à proportion.


La fonte et la cuisson des graisses

C'est à un bourgeois de Cibourre, nommé François Soupite, que l'on doit la manière de fondre et de cuire les graisses de baleines dans les vaisseaux, même à flot et en pleine mer. Il donna le dessin d'un fourneau de brique qui se bâtit sur le second pont ; on met sur ce fourneau la chaudière, et l'on tient auprès des tonneaux d'eau pour garantir du feu.

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