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L'origine de Bâton



Une marque de pouvoir

Le bâton est quelquefois une marque de commandement et un attribut de dignité ou d'emploi : tels sont les bâtons de maréchaux de France, de maîtres d'hôtel, de capitaines des gardes, d'exempts , etc. Celui de maréchal est fleurdelisé ; le roi l'envoie à celui qu'il élève à ce grade militaire ; les maîtres d'hôtel, les capitaines des gardes, les exempts, etc. , peuvent être méconnus pour ce qu'ils sont, s'ils s'exposent à l'exercice de leurs charges sans leurs bâtons.


Un usage très ancien

Cet usage du bâton comme marque de pouvoir ou de dignité remonte à l'antiquité la plus haute. Dans les siècles les plus reculés, est-il dit dans le Dictionnaire des origines, non seulement les princes, mais même les personnes considérables, telles que les pères de famille, les juges, les généraux d'armée, etc., portaient, pour marque de distinction, un bâton fait en forme de sceptre.
Chez les Babyloniens, chacun portait au doigt son cachet, et personne ne sortait qu'il n'eût à la main un bâton très bien façonné, au haut duquel il y avait, en relief, ou une grenade, ou une rose, ou un lis, ou un aigle, ou quelque autre figure : car il n'était point permis de porter de bâton simple et nu ; ils devaient tous être garnis de quelque ornement, de quelque marque apparente et distinctive. Cet usage, très expressément marqué dans l'Ecriture sainte, était établi chez tous les anciens peuples, et s'y est perpétué pendant fort longtemps. Homère ne parle ni de couronnes ni de diadèmes, mais il n'oublie pas le sceptre ou le bâton de distinction.


Les différents bâtons

Quand un peuple ou un souverain établissait un officier pour le représenter, soit dans le commandement d'une armée, dans quelque ambassade, ou dans l'administration de la justice, cet établissement se faisait par la transmission d'une baguette ou d'un bâton qui devenait la marque de sa dignité.
Les principaux magistrats romains portaient de ces bâtons : celui du consul était d'ivoire, celui du prêteur était d'or. Les Lacédémoniens donnaient aux bâtons portés par leurs généraux le nom de skitale ; le bâton d'un ambassadeur s'appelait caducée.

Les monarques français portaient autrefois le sceptre d'une main et le bâton de l'autre. Le bâton, à la hauteur d'un homme, était revêtu d'une lame d'or, à laquelle on substitue la main de justice au commencement du XIVe siècle. Les évêques et les abbés prirent aussi cette marque de distinction ; mais ils terminèrent leur bâton pastoral par un bec recourbé, ce qui forme la crasse, toujours regardée comme signe de puissance.

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