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L'origine de Bleu


C'est par les soins de M. Ternaux que la draperie s'est enrichie des cuves à faire le bleu à la manière hollandaise.


Le bleu de Prusse ou le bleu de Berlin

Ce bleu est nommé par les chimistes prussinte de fer. On attribue cette utile invention à un philosophe hermétique de Berlin, appelé Jean Conrad Dippel, qui se nommait dans ses ouvrages Christianus Democritus. Le hasard seul a fait découvrir, en 1709, cette couleur que les peintres substituent au bleu de mer ; elle sert aussi à l'épreuve des eaux minérales ferrugineuses.
Conrad Dippel, ayant jeté dans sa cour plusieurs liqueurs de son laboratoire, s'aperçut avec surprise que quelques pavés étaient devenus d'un bleu magnifique : il recomposa ses liqueurs, et reconnut celle dont la propriété lui paraissait si singulière. Il s'appliqua à préparer de ce bleu pour la peinture, et en fit un secret qui, découvert enfin par les chimistes, fut publié, en 1724, dans les Transactions philosophiques.
Depuis M. Geoffroy, de la faculté de médecine et de l'académie des sciences de Paris, en a donné la préparation dans les Mémoires de l'académie de 1725.


Le bleu de Prusse appliqué sur la soie et sur la laine

L'acide prussique ou hydrocyanique, dit M. Chaptal (Chimie appliquée à l'agriculture), combiné avec le fer, forme cette éclatante composition
connue sous le nom de bleu de Prusse, et dont l'emploi est si précieux pour la teinture et pour la peinture. M. Raymond a trouvé le moyen de fixer cette couleur sur la soie, avec succès ; son fils l'a appliquée sur la laine avec le même succès.

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