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L'origine de Botanique


La botanique n'a d'intérêt qu'autant que le souvenir d'une vaste nomenclature rappelle l'idée de la culture de chaque plante, de leurs propriétés alimentaires ou médicales, et de leur usage dans les arts. Sous ce point de vue, la botanique est une science véritablement utile, et qui, dans ses rapports, tient à toutes les autres en les aidant de ses recherches et de ses découvertes.


Les Égyptiens : pionniers de la botanique

Les Égyptiens ont été regardés autrefois comme les premiers qui se soient appliqués à ce genre d'étude ; on veut même que, dès les premiers temps, ils eussent composé des traités sur la botanique. Dans le nombre prodigieux des livres attribués à Mercure Trismégiste, on prétend qu'il y en avait plusieurs qui traitaient de la vertu des plantes.
Nous trouvons dans l'Ecriture sainte, dit Goguet (De l'origine des lois, des arts, etc.), un témoignage bien positif et bien ancien des progrès que la botanique avait faits dans certains pays.
Moïse nous apprend que, dès le temps de Jacob, les Égyptiens étaient dans l'usage d'embaumer les corps. Ce fait est presque suffisant pour prouver que ces peuples avaient fait des progrès assez rapides dans la connaissance de la propriété des simples. « Nous ne savons pas, ajoute cet auteur, quelles ont été les premières plantes dont les hommes ont fait usage. »
Il est certain que dans les commencements on s'est borné aux simples qui se trouvent répandus dans chaque pays. Par la suite des temps le commerce ayant ouvert l'entrée des diverses régions de cet univers, on a fait usage de toutes les espèces de plantes salutaires qu'elles peuvent produire ; mais ces remèdes étrangers n'ont été connus qu'assez tard ; le commerce et la relation des différents peuples les uns avec les autres ayant eu fort peu d'étendue dans les premiers temps.


Dans la Grèce antique

Parmi les Grecs, presque tous les fameux personnages des siècles héroïques se sont distingués par leurs connaissances dans cet art. Dans ce nombre, on compte Aristée, Jason, Télamon, Teucer, Pelée, Achille, Patrocle, etc. Ils avaient été instruits par le centaure Chiron, que ses lumières avaient rendu alors l'oracle de la Grèce. Médée n'a dû qu'à la science profonde de la botanique et à l'usage criminel qu'elle fit de ses découvertes la réputation de magicienne.
La connaissance des plantes ne fut d'abord, pour ainsi dire, que médicinale, c'est ce qui en rendit le catalogue si court et si borné que Théophraste, le premier auteur botaniste connu, n'en a nommé que six cents ; et que Dioscoride et Pline n'en ont cité guère davantage.


Les siècles suivants

Les siècles qui suivirent celui de Dioscoride n'enrichirent guère la botanique, et cette science, éclipsée pendant un long laps de temps, ne reparut qu'au IVe siècle. Ceux qui ont rendu les plus grands services à cette science sont Jean Bauhin, mort en 1541 ; Gaspard Bauhin son frère, mort en 1560 ; Gesner, de Zurich, surnommé le Pline allemand, mort en 1565, à qui l'on doit la première méthode pour le classement des plantes ; son système est fondé sur la fructification ; Césalpin, médecin italien, mort en 1585 ; Léonard Fusch, professeur d'anatomie à Tubingue, mort en 1566 ; Morison, médecin anglais, mort en 1683. Enfin , en 1702, ou environ, Tournefort en divisant et en classant les plantes, et quelque temps après Linnée, en distinguant particulièrement leur sexe, ont établi l'un et l'autre une méthode qui fait de la botanique une science proprement dite. Depuis cette science a compté parmi ceux qui l'ont cultivée avec le plus grand succès, le célèbre de Jussieu, MM. Thouin, du Petit-Thouars, Cuvier, etc.

Les anciens avaient observé 5 à 600 plantes tout au plus ; à la fin du XVIe siècle, on en avait décrit déjà plus de 6 000; Tournefort en a fait connaître 8 846 espèces ; et au XIXe siècle on portait à 50 000 a peu près les plantes classées et décrites. Dans ce nombre la France est pour environ 10 000 ; les environs de Paris, pour 2 000 ; la Nouvelle-Hollande, pour 4 500 ; etc., etc.

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