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L'origine de Calembour


Le calembour est une espèce de jeu de mots qui résulte du double sens que présente un terme ou une réunion de mots, ou de la double signification que peuvent avoir deux homonymes.


Des exemples de calembours

Une dame qui chantait avec prétention n'ayant pu achever sur le ton qu'elle l'avait pris l'air qu'elle avait commencé, dit à un homme d'esprit, assis à côté d'elle : « Je vais le reprendre en mi. — Non, madame, restez-en », lui repartit son voisin.
M. de Bièvre voyant entrer dans une société une dame en l'avenir de laquelle il avait constitué une rente à des conditions secrètes que la dame avait ensuite refusé de remplir, s'approcha d'elle, et, regardant sa robe qui était de couleur amarante, il s écria : La belle a ma rente ! Voilà un des calembours les plus heureux de cet homme agréable, qui se plaisait à ces jeux de mots pour l'ordinaire si insipides.


Le bannissement du calembour

Le calembour, enfant gâté
Du mauvais goût et de l'oisiveté,
Qui va guettant, dans ses discours baroques,
De nos jargons nouveaux les termes équivoques ;
Et se jouant des phrases et des mots,
D'un terme obscur fait tout l'esprit des sots.

(Delille, La Conversation)

Voltaire à son retour à Paris fut bien surpris du jargon qu'il trouva dans la société, et de l'ignorante familiarité des jeunes gens. Il fut surtout blessé de l'abus qu'ils faisaient du calembour. Il le regardait comme le fléau de la bonne conversation comme l'éteignoir de l'esprit ; Il avait engagé la spirituelle madame du Deffant à se joindre à lui pour le bannir de la conversation. « Ne souffrons pas, disait-il, qu'un tyran si bête usurpe l'empire du grand monde. »

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