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L'origine de Canada


L'origine du nom de cette contrée vient, selon quelques uns, des Espagnols, qui, étant venus chercher des mines d'or et d'argent, ont, après quelques tentatives infructueuses, quitté le pays en criant : aca nada, c'est-à-dire il n'y a rien ici.


La découverte du Canada

Ce vaste pays de l'Amérique septentrionale fut découvert, dit-on, en 1504, par des pêcheurs bretons qui y furent jetés par une tempête. Cependant il paraîtrait certain que les Français y avaient déjà abordé en 1500, lorsqu'ils descendirent sur les bords du fleuve Saint-Laurent, et même que Jean Cabot, Vénitien, et Gaspard de Portréal, Portugais, qui avaient fait le voyage en 1497, les avaient prévenus dans cette découverte. Il est en outre reconnu que vers 1504 les Bretons et les Normands se hasardaient assez souvent, avec de faibles barques, sur le banc de Terre—Neuve, pour se livrer à la pêche, dont ils faisaient un grand commerce ; et c'est peut-être ce qui porte à fixer à cette époque la reconnaissance notoire de cette contrée.
Toujours est-il constant que le capitaine Thomas Aubert reconnut aussi ce pays en 1508, et que dix-sept ans après, François Ier y envoya Jean Varazain, qui en prit possession et y arbora les armes de France ; mais, quel que soit le plus ou moins d'exactitude des dates que nous venons de citer, on sait que ce ne fut réellement qu'en 1608, le 3 juillet, que Monty remonta le fleuve de Saint-Laurent, et, secondé de Champlain et de Pontgrené , jeta les fondements de Québec.


Les différentes langues dans le Canada

On trouva dans le Canada trois langues mères, l'algonquine, la siouse et la huronne. On jugea que ces langues étaient primitives, parce qu'elles renfermaient chacune un grand nombre de ces mots imitatifs qui peignent les choses par le son. Les dialectes qui en dérivaient se multipliaient presque autant que les bourgades. On n'y remarquait pas de termes abstraits, parce que l'esprit des sauvages, esprit encore dans l'enfance, ne s'écarte guère loin des objets et des temps présents ; et qu'avec peu d'idées on a rarement besoin de les généraliser, et d'en représenter plusieurs dans un signe.
Mais d'ailleurs le langage de ces peuples, presque toujours animé d'un sentiment unique et profond, remué par les grandes scènes de la nature, prenait, dans leur imagination sensible et forte, un caractère vivant et poétique. L'étonnement et l'admiration, dont leur ignorance même les rendait susceptibles, les entraînaient violemment à l'exagération. Leur âme s'exprimait comme leurs yeux voyaient : c'était toujours des êtres physiques qu'ils retraçaient avec des couleurs sensibles, et leurs discours devenaient pittoresques.
Au défaut de termes de convention pour rendre certaines idées composées ou compliquées, ils employaient des expressions figurées. Le geste, l'attitude ou l'action du corps, l'inflexion de la voix, suppléaient ou achevaient ce qui manquait à la parole. Les métaphores étaient plus hardies, plus familières dans leur conversation, qu'elles ne le sont dans la poésie, même épique, des langues de l'Europe. Leurs harangues dans les assemblées publiques étaient surtout remplies d'images, d'énergie et de mouvement. Jamais peut-être aucun orateur grec ou romain ne parla avec tant de force et de sublimité qu'un chef de ces sauvages.
On voulait les éloigner de leur patrie : « Nous sommes, répondit-il, nés sur cette terre ; nos pères y sont ensevelis. Dirons-nous aux ossements de nos pères : Levez-vous, et venez avec nous dans une terre étrangère ? » (Raynal, Histoire philosophique des deux Indes)

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