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L'origine de Catacombes


L'origine des catacombes n'est pas mieux fixée que l'étymologie du mot, sous lequel on désigne ces grottes souterraines situées environ à trois lieues de Rome.


Dans la Rome antique

On pourrait attribuer aux premiers chrétiens la découverte des catacombes, lorsque, forcés de se soustraire aux persécutions des tyrans qui les poursuivaient, ils choisirent ces cavernes pour retraite, et qu'ils y enterraient les corps des défenseurs de la foi tombés sous le fer des bourreaux.
Mais quelques auteurs donnent une autre origine aux catacombes. Ils rapportent que, dans des temps antérieurs aux persécutions des chrétiens, en jetait dans ces cavernes les corps des coupables qui avaient péri dans les arènes en combattant contre les animaux ; que plus tard les familles peu fortunées, qui ne pouvaient imiter la coutume des grands, nouvellement introduite à Berne, de brûler les corps, pour conserver les cendres de leurs parents, allaient les déposer dans les cavernes dont nous parlons. On y creusait des espèces de fours, dont on fermait l'entrée avec une pierre après que le corps y avait été introduit. On appela catacombes ou catatombes ce lieu de sépulture, à cause des tombeaux qui y étaient réunis.

Comme on avait coutume de graver sur la pierre des tombeaux le nom de la personne ou simplement un chiffre, ou rapporte que des chrétiens de mauvaise foi effacèrent ces chiffres pour y substituer celui qu'ils avaient adopté, afin de reconnaître la place où reposaient leurs frères, morts martyrs de la foi. Aussi le nombre des reliques que renfermaient les catacombes était-il considérable. Des papes, ayant reconnu la fraude, distribuèrent eux-mêmes ces reliques, auxquelles il fut permis d'ajouter foi.


Les catacombes de Paris

Les catacombes de Paris datent de l'administration de M. Lenoir ; elles furent ouvertes en 1786, et leur première destination fut de recevoir les ossements provenant de l'exhumation du cimetière des Innocents. Elles sont situées dans les vastes souterrains de la Tombe-Issoire, au sud de Paris, entre les barrières d'Enfer et Saint-Jacques.
En 1810 et 1811, M. le comte Frochot, préfet de la Seine, ordonna des travaux qui complétèrent ce monument sépulcral aussi imposant que religieux, et tellement remarquable dans son genre, qu'il ne peut être comparé à aucun de ceux que nous a laissés l'antiquité. On a mis une sorte d'art dans l'arrangement des ossements qui ont été transportés dans ce souterrain ; ils ont servi à élever un autel où l'on officie une fois par an, le jour des des Morts. Du reste, les os divers qui composent la charpente de l'homme ont été disposés séparément et de telle manière qu'ils peuvent encore servir à l'étude de l'ostéologie. Ceux de ces os qui, du vivant des individus, avaient été fracturés ou atteints de quelque maladie sont déposés dans une partie du souterrain où l'on peut les examiner, et méditer sur les altérations qu'ils présentent.
On ne peut donc que rendre hommage au zèle de l'administrateur éclairé qui, en faisant placer dans un lieu convenable les restes de tant de générations, conçut en même temps l'heureuse idée d'en faire encore un moyen d'étendre le domaine de nos connaissances.

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