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L'origine de Cire


La cire a servi autrefois dans la peinture, en recevant telle couleur qu'on voulait lui donner ; on en faisait des portraits qu'on endurcissait par le moyen du feu.


Les premiers personnages de cire

« Cet art, est-il dit dans le Dictionnaire des origines, par une société de gens de lettres, Paris, 1777, a été poussé fort loin de nos jours. Tout le monde connaît le nom du sieur Benoît, et l'invention ingénieuse de ces cercles composés de personnages de cire, qui ont fait l'admiration de la cour et de la ville. Cet homme, peintre de profession, trouva le secret de former sur le visage des personnes vivantes, même les plus belles et les plus délicates, et sans aucun risque ni pour la santé, ni pour la beauté, des moules dans lesquels il fondait des masques de cire auxquels il donnait une espèce de vie, par des couleurs et des yeux d'émail, imités d'après le naturel. Ces figures, revêtues d'habits conformes à la qualité des personnes qu'elles représentaient, étaient si ressemblantes, que les yeux leur croyaient quelquefois de la vie. Mais les figures anatomiques, faites en cire par le même Benoît, peuvent encore moins s'oublier que la beauté de ses portraits. »


La cire d'Espagne

L'invention de cette cire, dont on se sert pour cacheter les lettres, est attribuée à un nommé Rousseau, marchand à Paris, qui, se voyant ruiné par l'incendie de la grande salle du Palais, s'avisa, dit-on, de fabriquer de la cire à cacheter, de la manière dont il l'avait vu préparer aux Indes orientales où il avait voyagé. Madame de Longueville fit voir cette cire à Louis XIII. La cour et la ville en firent tant de cas, qu'en moins d'un an Rousseau gagna plus de 50 000 francs. Il donna à cette cire le nom d'Espagne, pour la distinguer de la gomme laque fondue et tant soit peu colorée avec le vermillon dont on se servait auparavant, et qui portait le nom de cochenille.
Mais M. Spies, conseiller de la cour d'Anspach, a trouvé, dans les archives de son prince, un diplôme de 1574, cacheté de cire d'Espagne rouge, et un autre de 1620, cacheté de cire noire ; de sorte que cette invention remonterait bien au-delà de l'époque indiquée par les auteurs français.

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