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L'origine de Cognassier



Le cognassier de la Chine

L'introduction de cet arbre en Europe ne date, dit M. Thouin, que de la fin du XVIIIe siècle. Il paraît être arrivé de la Chine presque en même temps en Angleterre et en Hollande. Il a été introduit en France par la voie du commerce, en 1802.


La description de l'arbre

Voici la description qu'en donne M. Thouin : « grand arbrisseau ou petit arbre qui paraît devoir s'élever de cinq à six mètres ; garni de branches dans la longueur de son tronc ; présentant une forme arrondie dans son contour et une tête sphérique, feuillage peu serré, léger, caduque chaque année, de couleur vert rosé, très tendre au printemps, foncé et luisant pendant l'été, mordoré et rougeâtre à la fin de l'automne ; fleurs fort abondantes, très printanières, formant de l'arbre entier un bouquet de couleur rose vif sur un fond de verdure tendre et lustrée ; fruits remarquables par leur volume et leur couleur. En général, cet arbre a une physionomie étrangère et agréable qui lui est propre et qui le distingue avantageusement de ses congénères et de tous ceux de sa famille.
Son fruit, parvenu à sa grosseur, a une forme ovale allongée, inégale dans son diamètre et comme bosselée dans plusieurs parties, imitant la figure d'un tonneau. Sa chair a la consistance ferme, elle est de nature sèche, presque sans eau, grenue et comme boiseuse. Son odeur est plus forte que celle du coing indigène et moins agréable. Sa saveur est acide, styptique ; elle resserre les glandes de la gorge et excite la salivation pendant une heure ou deux après en avoir mangé.
En attendant que la multiplication de cet arbre ait mis à même d'utiliser ses fruits, on doit le regarder comme l'un des plus propres à la décoration des jardins, par la forme pittoresque de son port, par sa verdure très hâtive, par la multitude et l'éclat de ses fleurs, qui durent quinze à vingt jours, et enfin par la forme, la couleur et la grosseur de son fruit, qui tranche agréablement sur sa belle verdure. » (Annales du Muséum d'histoire naturelle, 1812).

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