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L'origine de Comète



L'origine du mot Comète

Du latin cometa, venu du grec komètès, dont la racine est komè (chevelure). Les comètes ont été ainsi nommées parceque les plus remarquables ont paru entourées d'une espèce de chevelure. Ce sont des corps célestes qui se montrent de temps à autre avec différents mouvements, et qui pour l'ordinaire sont accompagnés d'une lumière éparse. On distingue principalement les comètes par ces traînées de lumière dont elles sont le plus souvent suivies, qu'on appelle tantôt la chevelure, tantôt la queue de la comète. Cependant il y a eu des comètes sans queue, sans barbe, sans chevelure.


Des astres connus depuis l'Antiquité

Il n'y a point, dit M. Dutens, de pensée assez bizarre qui n'ait été hasardée dans les différents âges pour rendre raison de la nature des comètes et de l'irrégularité de leur cours ; même encore au XVIIIe siècle, Képler et Hévélius avaient avancé des conjectures tout-à-fait extravagantes sur la cause de ces phénomènes. M. Cassini, et le chevalier Newton après lui, ont enfin fixé les sentiments des philosophes par les observations et les calculs les plus exacts ; ou, pour mieux dire, ils ont ramené les esprits à s'arrêter sur ce qu'en avaient déjà dit les Chaldéens, les Égyptiens, Anaxagore, Démocrite, Pythagore, Hippocrate de Chio, Sénèque, Apollonius de Mynde et Artémidore : ils ont donné la même définition de la nature de ces astres, avancé les mêmes raisons de la rareté de leur apparition, et se sont excusés de n'en avoir pas donné une théorie plus exacte, dans les mêmes termes que l'avait déjà fait Sénèque.
« Pourquoi s'étonner, dit ce philosophe, que les comètes, qui s'offrent si rarement en spectacle au monde, ne soient pas encore soumises à des règles certaines, et que nous n'ayons pas encore pu connaître et déterminer où commence et finit la marche de ces astres aussi anciens que l'univers, et dont les retours sont à d'aussi grands intervalles ? Il viendra un temps, s'écrie-t-il avec une espèce d'enthousiasme, où la postérité s'étonnera que nous ayons ignoré des choses si évidentes, et ce qui nous est obscur à présent paraîtra dans un grand jour par la suite des siècles et l'industrie de nos descendants ; mais peu d'années, partagées entre l'étude et les passions, ne suffisent pas pour des recherches si importantes et pour apprendre à connaître la nature des cieux. »


Les premiers calculs de la trajectoire des comètes

Les anciens avaient, remarqué les apparitions des comètes, et avaient cherché à en expliquer l'origine et la nature ; mais personne, avant Tycho-Brahé, n'avait calculé la vraie route de ces corps célestes. Enfin, les astronomes sont parvenus, non seulement à calculer le mouvement et le cours de ces astres, mais encore à prédire leur retour. Ce fut Halley qui, en 1705, eut le premier la gloire de démontrer la ressemblance ou plutôt l'identité de la comète de 1607 et de celle de 1682, et il annonça son retour pour 1759, prédiction qui s'est vérifiée, et qui prouve que les comètes sont périodiques : Clairaut fixa ensuite avec précision l'époque de leur retour.


La peur des comètes

L'apparition des comètes a longtemps été regardée comme un signe désastreux, comme l'annonce de quelque événement funeste. Cette frayeur fut commune aux hommes instruits et aux ignorants. La comète de 1680 étonna les savants et les peuples ; elle donna lieu aux Pensées de Bayle sur la comète. Les savants ne partagent plus la terreur du vulgaire, ou plutôt le peuple lui-même ne redoute plus l'apparition de ces astres. Le lecteur verra sans doute ici avec plaisir les beaux vers de Voltaire à ce sujet, dans son épître à madame du Châtelet :

Comètes , que l'on craint à l'égal du tonnerre.
Cessez d'épouvanter les peuples de la terre ;
Dans une ellipse immense achevez votre cours
Remontez, descendez près de l'astre des jours :
Lancez vos feux, volez ; et, revenant sans cesse,
Des mondes épuisés ranimez la vieillesse.

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