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L'origine de Compagnie des Indes


Ce fut en 1664 que Colbert présenta à Louis XIV le plan d'une compagnie des Indes, à qui l'on accorda un privilège exclusif pour cinquante ans.


Des débuts difficiles

On commença par s'établir à Madagascar. On obtint bientôt la liberté de s'établir dans le Visapour, à Masulipatan et sur le Grange ; on tenta même d'avoir part au commerce du Japon. Surate avait été choisie pour être le centre de toutes les affaires que la compagnie devait faire dans l'Inde. On chercha ensuite à s'établir dans la baie de Trinquemale, dans l'île de Ceylan ; mais ce projet avorta, ainsi que celui de prendre possession de Saint-Thomé. Des débris de ces deux établissements, on peupla la petite bourgade de Pondichéry qu'on venait d'obtenir. L'établissement qu'on essaya à Siam n'eut pas une meilleure réussite. Ce fut avec aussi peu de fruit qu'on chercha à s'introduire dans le Tunquin.
Enfin les Français, chassés de Siam, et n'espérant plus de s'établir aux extrémités de l'Asie, commencèrent à regretter leur comptoir de Surate, où ils n'osaient plus se montrer depuis qu'ils en étaient sortis sans payer leurs dettes. On chercha, et l'on parvint, sous la direction de Martin, à donner de la consistance à la colonie de Pondichéry. Bientôt après la compagnie souffrit beaucoup par les entraves qu'on mit à son commerce, soit par les prohibitions, soit par des droits excessifs.
En 1719, on réunit les compagnies d'Occident, d'Afrique, de Chine, des Indes, dans un même corps. Cette nouvelle compagnie, qu'on doit regarder plutôt comme une société de fermiers que de négociants, ne fit dans l'Inde qu'un commerce faible et précaire, jusqu'à ce que M. Orri fût chargé des finances de l'état.


L'échec des Français

On sait combien M. Dupleix a étendu les possessions françaises sur la côte de Coromandel, à la tête desquelles, du côté du midi, était l'île de Scheringham ou Serimgham, formée par deux branches du Caveri. La compagnie possédait alors aux côtes d'Orixa et de Coromandel, Mazulipatam, avec cinq grandes provinces, un arrondissement autour de Pondichéry, qui n'avait en longtemps qu'une langue de sable, un territoire à peu près égal près de Karillal, et l'île de Scheringham.
Ces possessions, séparées les unes des autres, formaient quatre masses principales ; elles avaient l'inconvénient de ne pas s'étayer mutuellement, de ne pas être susceptibles d'une bonne administration à cause de l'éloignement des chefs, et d'exiger de trop grandes dépenses pour leur défense : aussi leur situation devint-elle bientôt délicate, et ne se soutint que par des ressorts très déliés. Leur perte fut précipitée par le nouveau général qu'on chargea de la guerre de l'Inde. Il crut devoir renverser un édifice qu'il ne fallait qu'étayer dans des temps de troubles, et il publia ses idées avec un éclat qui ajoutait beaucoup à l'imprudence de ses résolutions.
L'évacuation de l'île de Scheringham fut la principale cause des malheurs de la guerre du Tanjaour. On perdit Mazulipatam et les provinces du nord, qui avaient renoncé à l'alliance de Salabetzingue, que Dupleix avait fait nommer souba de Décan en 1751. Les petites puissances du Carnate, ne respectant plus dans les Français le caractère de leur ancien ami, ce même souba, achevèrent de tout perdre en embrassant d'autres intérêts. La conduite supérieure des Anglais sur terre et sur mer précipita les événements. Après le 15 janvier 1761, qui fut l'époque de la reddition de Poudichéry, il ne resta plus aux Français un pouce de terre dans l'Inde.

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