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L'origine de Conservatoire des arts et métiers



Fondé au XVIIIe siècle

Cet établissement, situé rue et ancienne abbaye Saint-Martin, à Paris, est destiné à recevoir, pour être exposé aux yeux du public, une réunion de machines, instruments et outils à l'usage des arts industriels, particulièrement ceux qui, par leur forme nouvelle ou par les perfectionnements qu'on y a apportés, marquent les progrès successifs des arts. Le conservatoire doit son origine au célèbre Vaucanson, qui en posa les premiers fondements en 1775, et qui, à sa mort, légua au roi, par testament, la collection entière de ses machines déposées à l'hôtel de Mortagne.
L'établissement a été fondé sur de nouvelles bases d'après la loi du 19 Vendémiaire an III ; mais une commission ayant été nommée en 1795 pour acheter tous les objets utiles aux arts, le gouvernement, par un décret du 26 prairial an VI, transporta cette collection, considérablement augmentée, dans l'ancienne abbaye Saint-Martin. Ce n'est réellement que depuis cette époque que le conservatoire des arts et métiers est régulièrement organisé.


Une collection de modèles

Déjà en 1808 cet établissement réunissait la collection la plus précieuse de modèles de machines destinées à la filature et au tissage. Toutes celles que l'on doit à M. Douglas, pour la manutention des laines, y furent réunies à cette époque, ainsi qu'une nouvelle machine à tailler les vis ; un métier à tisser les toiles métalliques, que MM. Roswag, père et fils, ont perfectionné ; une nouvelle machine à fendre les peaux, par Buscarbet, et plusieurs autres modèles ingénieux.
On a également réuni au conservatoire des arts et métiers plus de 400 modèles qui avaient été soumis au jugement de l'académie des sciences, et qui se trouvaient abandonnés dans un grenier.
Parmi ces machines, on en distingue plusieurs à l'usage des horlogers et constructeurs d'instruments de marine et d'astronomie ; un métier à bas, par le moyen duquel on fabrique plusieurs variétés de tricot ; un modèle à tisser les étoffes façonnées, par le simple mouvement d'une manivelle, à l'aide d'un cylindre noté, qui fait les fonctions d'un tireur de lacs.
A ces nombreuses mécaniques, S. Exc. le ministre de la marine a joint aussi toutes les horloges à poids et à ressorts, et tous les instruments et outils servant à l'exécution et aux épreuves des horloges marines, par Ferdinand Berthoud.


Une bibliothèque

Afin de compléter les avantages de ce bel établissement, on y a formé une bibliothèque où l'on trouve les ouvrages nationaux et étrangers, les plus rares et les plus propres à diriger ceux qui se livrent à l'étude des arts.

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