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L'origine de Divination


L'art de connaître l'avenir par des moyens superstitieux. L'homme, toujours inquiet sur l'avenir, ne se contenta pas de le chercher dans les oracles et dans les prédictions des sibylles ; il entreprit de le découvrir de mille autres manières, et inventa plusieurs sortes de divinations, pour lesquelles même il établit des maximes et des règles, comme si des connaissances aussi frivoles avaient pu se réduire en règles et en maximes.


Une invention des Étrusques

La divination prit naissance chez les Étrusques, peuples plus mélancoliques que les Grecs ; c'est pourquoi l'on appelle l'Étrurie mère de la superstition. (Cicéron, de Divinat).
Les Juifs, qui admettaient neuf espèces de divinations, avaient pris toutes ces superstitions en Egypte, d'où elles s'étaient répandues chez les Grecs qui les avaient transmises aux Romains, chez qui la divination était même autorisée par les lois.


La divination dans la Grèce et la Rome antiques

Ces deux derniers peuples eurent pour toutes ces sottises le respect le plus religieux, tant qu'ils ne furent point éclairés par la culture des sciences ; mais ils s'en désabusèrent peu à peu.
Caton, consulté sur ce que pronostiquaient des bottines mangées par des rats, répondit qu'il n'y avait rien de surprenant à cela, mais que c'eût été un prodige inouï si ces bottines avaient mangé les rats. Cicéron ne fut pas plus crédule. La myomantie, ou la divination par les rats ou les souris, n'est pas mieux traitée dans ses livres ; et il n'épargne pas le ridicule à toutes les autres sortes de divination, sans en excepter les oracles, les augures et les aruspices. Après avoir remarqué que jamais un plus grand intérêt n'avait agité les Romains, que celui qui les divisait dans la querelle de César et de Pompée, il ajoute que jamais aussi on n'avait tant interrogé les dieux.

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