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L'origine de Dorure



Les premières dorures par feuilles d'or

Les Grecs et les Romains crurent embellir leurs ouvrages de terre, de bois ou de marbre, en les dorant ; bien éloignés en cela de la magnificence des Hébreux qui avaient couvert de lames d'or l'arche d'alliance et la table des pains de proposition. Ils s'avisèrent aussi d'étendre l'or par feuilles très minces, qu'ils appliquaient sur le marbre avec des blancs d'œufs, et sur le bois avec une composition nommée leucophœum, faite de terre glutineuse ; ce fut de cette dernière manière que fut dorée la statue de Minerve faite par Phidias pour les Platéens, après la bataille de Marathon.
Cet art, né dans la Grèce, ne fut reçu à Rome que sous le consulat de P. Cornelius Cethegus et de M. Babius Tamphilus ; car en ce temps-là, c'est-à-dire l'an de Rome 571, Acilius Glabrion, duumvir, fit dorer la statue de son père : auparavant on se contentait de donner une couleur rouge aux bustes des ancêtres, que les patriciens conservaient religieusement. Pline marque l'époque du luxe de la dorure, sous la censure de Lucius Mummius. Les particuliers commencèrent alors à donner aux voûtes et aux murailles de leurs chambres un ornement qui, dans de meilleurs temps, était réservé aux seuls lambris du Capitole.


Une nouvelle manière de dorer

Le secret de peindre à l'huile, trouvé dans les derniers siècles, nous a fourni une manière de dorer inconnue aux anciens ; il est même douteux que ceux-ci sussent dorer d'or moulu les figures et autres ouvrages de métal. C'est dans le XVIIIe siècle qu'on a inventé l'art d'appliquer directement le mat et le bruni sur le bois et sur le plâtre, sans aucune espèce de blanc d'apprêt, ce qui est cause, entre autres avantages, que la beauté des profils, la finesse et l'esprit de la sculpture ne sont aucunement altérés, comme ils l'étaient nécessairement auparavant.

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