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L'origine de Écuyer



Un titre très ancien

Le titre d'écuyer est très ancien. Dès le temps de la décadence de l'empire romain, il y avait deux sortes de gens de guerre qui surpassaient tous les autres en réputation de bravoure, savoir, les gentils et les écuyers, en latin gentiles et scutarii. Ammien Marcellin rapporte que l'empereur Julien fut assiégé dans la ville de Sens par les Sicambres, parce qu'ils savaient que les écuyers et les gentils n'y étaient pas.
Les princes qui vinrent de Germanie établir dans les Gaules la monarchie française imitèrent les Romains, et ayant vu les gentils et les écuyers tenir le premier rang entre les militaires, et posséder les meilleurs bénéfices ou terres, appelèrent du même nom ceux qui succédèrent aux mêmes emplois et bénéfices sous les rois français.


Déjà connu par les Francs

L'état d'écuyer n'était pas même nouveau pour les Francs. Tacite dit, en son livre Des mœurs des Germains, que quand un jeune homme était en âge de porter les armes, quelqu'un des princes, ou bien le père ou autre parent du jeune homme, lui donnait dans l'assemblée de la nation un écu et un javelot : Scuto frameaque juvenem ornant. Ainsi il devenait scutarius, écuyer, ce qui relevait beaucoup sa condition ; car, jusqu'à cette cérémonie, les jeunes gens n'étaient considérés que comme membres de leur famille ; ils devenaient ensuite les hommes de la nation. Ante hoc damus pars, mox reipublicœ. Ce fut sans doute de là qu'en France ces écuyers furent appelés gentilshommes, quasi gentis homines.


Les écuyers des chevaliers

On appelait écuyer, dans l'ancienne milice, des gentilshommes qui faisaient le service militaire à la suite des chevaliers, avant que de parvenir à cette dignité. Leurs fonctions étaient d'être assidus auprès des chevaliers, et de leur rendre certains services à l'armée et dans les tournois.
Ils portaient les armes du chevalier jusqu'à ce qu'il voulût s'en servir. Ils étaient à pied ou à cheval, selon que les chevaliers allaient eux-mêmes : ils n'avaient pas le droit de se vêtir aussi magnifiquement que les chevaliers ; et, de quelque haute naissance qu'ils fussent, quand ils se trouvaient en campagne avec les chevaliers, ils avaient des sièges plus bas que ceux de ces derniers. Ils ne s'asseyaient pas même à table avec eux, fussent-ils comtes ou ducs. Un écuyer qui aurait frappé un chevalier, si ce n'était en se défendant, était condamné à avoir le poing coupé.


Le grand écuyer

Officier de la couronne, qu'on nommait autrefois le maître de l'écurie du roi. Cet office ne remonte pas plus haut que le XIIIe siècle. Ce n'est que vers ce temps-là que cet officier a commencé à ne recevoir l'ordre que du prince ; et, dans les registres de la chambre des comptes, on trouve qu'il n'eut d'abord que le titre de maître de l'écurie.

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