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L'origine de Enseigne



L'enseigne militaire dans l'antiquité

Dans la première antiquité, les enseignes militaires furent aussi simples que l'étaient les premières armes. Des branches de verdure, des oiseaux en plumes, des têtes d'animaux, des poignées de foin mises au haut d'une perche, aidaient les nations ou partis à se reconnaître dans les combats. Mais à mesure que l'art de la guerre se perfectionna, on inventa des enseignes moins fragiles ou plus brillantes, et chaque peuple voulut que les siennes fussent distinguées par des symboles qui lui appartinssent.
Chez les Juifs, les douze tribus d'Israël avaient chacune une enseigne de la couleur qui lui était propre, et sur laquelle était la figure ou le symbole qui désignait chaque tribu selon la prophétie de Jacob. Les Égyptiens peignaient sur les leurs des taureaux et des crocodiles ; les Assyriens, des pigeons ou des colombes ; les Perses portaient dans leurs rangs un aigle d'or au haut d'une pique ; les Romains, qui avaient déjà substitué à la botte de foin qu'ils portaient dans les premiers temps au bout d'une perche, les figures du loup, du cheval, du sanglier, du minotaure, adoptèrent, du temps de Marins, l'aigle pour enseigne.
A l'exemple des Grecs et de Romains, les nations qui se sont établies en Europe sur les débris de la puissance romaine ont eu des enseignes dans leurs armées. En remontant jusqu'à l'établissement de notre monarchie, on voit que les Français qui entrèrent dans les Gaules avaient des enseignes chargées de divers symboles. Les Ripuaires avaient pour symbole une épée qui désignait le dieu de la guerre ; les Sicambres, une tête de bœuf, et l'on convient assez communément que nos premiers rois portaient des crapauds dans leurs étendards.


Les enseignes en France

Clovis, devenu chrétien, prit pour enseigne la bannière de saint Martin de Tours, qui fut le premier patron de la France. Cette bannière, qui était d'un bleu uni, fut pour les Français le premier étendard, comme le labarum l'avait été pour les Romains, depuis la conversion de Constantin. Nos rois, depuis Hugues Capet, ayant fixé leur séjour à Paris, saint Denis, patron de leur capitale, devint bientôt celui de tout le royaume, et la bannière de saint Denis prit la place de celle de saint Martin de Tours. Louis-le-Gros est le premier de nos rois qui l'ait employée ; on la nomma l'oriflamme ; elle était rouge, couleur affectée aux martyrs, et chargée de flammes d'or, d'où était venu son nom, comme quelques uns l'ont prétendu.
Outre l'oriflamme, il y avait encore dans nos armées deux enseignes principales : la bannière ou l'étendard de France, qui était porté à la tête du corps de troupes le plus distingué ; et le pennon royal, qui était une enseigne inséparable de la personne du roi.
Sous Charles VII, les bannières et les pennons disparurent, et firent place aux drapeaux de l'infanterie, aux étendards et aux guidons de la gendarmerie, et aux cornettes de la cavalerie légère.

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