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L'origine de Éolipyle



Le fonctionnement de l'éolipyle

Lorsque cette machine hydraulique, en forme de poire creuse, terminée par un tuyau fort étroit qui lui sert de queue, est remplie d'eau et exposée au feu, il sort par le tuyau un vent violent, jusqu'à ce que l'eau soit entièrement évaporée.
Si l'on met l'éolipyle vide sur le feu, l'air qu'elle contient se raréfie ; si on plonge ensuite le bec de cet instrument dans l'eau froide, à l'instant l'eau y entre par la pression de l'air extérieur, avec d'autant plus de facilité qu'on a formé le vide dans l'éolipyle. On la remplit ainsi aux deux tiers de sa capacité ; on la place ensuite comme une cafetière, sur des charbons ardents ; on pousse le feu jusqu'à ce qu'elle souffle violemment par le petit canal de sa queue ; on renverse ensuite l'éolipyle, en continuant de la chauffer avec le réchaud qu'on incline un peu ; à l'instant l'eau s'élance en un jet plus ou moins élevé. Si au lieu d'eau on met dans l'éolipyle de l'eau-de-vie, on jouit du spectacle le plus agréable, en présentant un flambeau à la naissance du jet, l'eau-de-vie s'enflamme et forme un jet de feu de la plus grande beauté. Lorsque avec un tamis bien fin on sème sur ces jets de feu de la limaille d'acier, elle s'enflamme et imite parfaitement l'effet et le brillant des feux d'artifice.


L'étymologie du mot Éolipyle

Descartes et d'autres se sont servis de cet instrument pour expliquer la cause et la génération du vent, c'est pourquoi il est appelé éolipyle, comme qui dirait pila Æoli, boule d'Éole, parce qu'Éole était le dieu des vents. Il est à remarquer cependant qu'éolipyle, écrit par un y, signifie plutôt porte d'Éole, c'est-à-dire par laquelle le vent s'échappe.

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