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L'origine de Épée



Depuis la plus haute antiquité

Les historiens profanes attribuent l'invention de l'épée à Bélus, roi d'Assyrie et père de Ninus. Mais, sans nous arrêter à des traditions vagues et incertaines, on voit par l'Ecriture que cette arme était connue dans l'Asie dès la plus haute antiquité. Abraham prend son épée pour immoler Isaac. Siméon et Levi entrent l'épée à la main dans Sichem, et s'en servent pour massacrer tous les habitants. Ces premières épées étaient de cuivre et non de fer, comme le prouvent assez les écrits d'Homère et de Virgile.
L'épée des Grecs était plus courte que celle des Romains. Les Lacédémonicns surtout avaient des épées plus courtes et plus recourbées que celles des autres peuples de la Grèce. Un Lacédémonien disait que ceux de son pays portaient des épées plus courtes, pour frapper l'ennemi de plus près.


Les différentes façons de porter l'épée

La manière dont les anciens portaient cette arme n'était point uniforme. Les Grecs et les Romains la portaient pour l'ordinaire sur la cuisse droite, sans doute pour laisser plus libre le mouvement du bouclier qu'ils avaient au bras gauche. On voit aussi des monuments où les soldats la portent sur la cuisse gauche. Il paraît, par ce que disent Homère et Virgile, que, dans les temps les plus reculés, les héros portaient l'épée de façon que la poignée allait jusqu'à l'épaule, et l'arme descendait sur le côté.


Les épées en France

Sous la seconde race de nos rois, et dans les premiers temps de la troisième, les épées étaient larges, fortes et courtes, pour ne point se casser sur les casques et les cuirasses. Telle fut celle de Godefroi de Bouillon, dont l'Histoire des croisades dit qu'il fendait un homme en deux. La mode des épées courtes était encore en France du temps de saint Louis. Elles avaient de la pointe et étaient à deux tranchants. Les épées étaient suspendues à un baudrier ou à un ceinturon ; l'usage du ceinturon devint plus fréquent dans les armées, sous Louis XII et François Ier.
Nos anciens chevaliers donnaient des noms à leurs épées : celle de Charlemagne s'appelait joyeuse ; celle de Roland, durandal ; celle d'Ogier, courtin ; celle de Renaud, flamberge.


L'épée et le christianisme

Nous voyons, dans l'Essai historique sur Paris, qu'anciennement en France, le fils d'un noble, quand il avait atteint l'âge de quatorze ans, allait à l'église ayant au cou un ceinturon avec une épée. Son père et sa mère, chacun un cierge à la main, le conduisaient à l'autel, et le présentaient au prêtre au moment de l'offrande. Le prêtre prenait l'épée, la bénissait, et la rendait au jeune homme qui la tenait nue pendant le reste de la messe ; puis celui-ci, la mettant à son côté, commençait à jouir du droit de porter cette marque d'honneur attachée à sa naissance.
Quant à la cérémonie qu'observent la plupart des ordres militaires de tirer l'épée du fourreau à l'évangile, elle fut instituée par Miésislas, roi de Pologne, le premier roi de ce pays qui ait embrassé la foi chrétienne.

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