Accueil > Les origines commençant par E > L'origine de équitation

L'origine de Équitation



Une origine vraisemblablement égyptienne

« On voit dans la Genèse, dit Goguet, que, des le temps de Jacob, l'art de monter à cheval devait être connu dans la Palestine. Cet usage avait lieu aussi chez les Arabes, au siècle de Job. A l'égard de l'Égypte, c'est dans ce pays, si l'on s'en rapporte aux historiens profanes, que l'équitation a été inventée. Ils sont partagés seulement sur l'époque de cette découverte. Les uns l'attribuent à Orus, fils d'Osiris, et la font remonter conséquemment à des temps fort reculés ; les autres en font honneur à Sésostris. Il n'est pas aisé de décider laquelle de ces deux opinions est la mieux fondée. Il me paraîtrait cependant plus vraisemblable de rapporter à Orus l'origine de l'équitation ; ce sentiment est appuyé d'une ancienne tradition que Plutarque nous a conservée. Enfin, on voit que, dès le temps de Jacob, il y avait des chevaux en Égypte, et qu'on émit dans l'usage de les monter.
Sophocle fait remonter à Neptune l'art de dompter les chevaux ; l'orateur Lysias attribue cette invention aux Amazones ; suivant Virgile, l'art de l'équitation fut d'abord connu des Lapithes, peuples de la Thessalie. »

Le Lapithe, monté sur ces monstres farouches,
A recevoir le frein accoutuma leur bouclier,
Leur apprit à bondir, à cadencer leurs pas,
Et gouverne leur fougue au milieu des combats.

(Delille)


La façon de monter à cheval

« L'usage de la selle et des étriers était inconnu aux peuples de l'antiquité. L'exercice et l'habitude avaient appris aux cavaliers d'alors à se passer de secours. Ils savaient, dit Goguet, s'élancer légèrement sur le dos d'un cheval, et s'y maintenir sans l'aide de la selle ni des étriers. Ceux, ajoute-il, à qui l'âge ou la faiblesse ne permettaient pas la même agilité, se faisaient aider par quelqu'un, sinon ils profitaient du secours d'une grosse pierre ou de quelque autre élévation pour monter à cheval. Il y avait même des cavaliers, tels que les Numides, qui ne se servaient point de brides, et qui, par le seul ton de la voix, par l'impression du talon, faisaient faire à leurs chevaux toutes les évolutions de la cavalerie la mieux disciplinée. »


Les exercices d'équitation

Végèce décrit l'usage où étaient les Grecs, et après eux les Romains, d'avoir des chevaux de bois qu'ils plaçaient en été dans les champs et en hiver dans les maisons. Ces chevaux servaient à exercer les jeunes gens à monter à cheval ; ils y sautaient d'abord sans armes, tantôt à droite, tantôt à gauche, et ils s'accoutumaient ensuite insensiblement à y sauter étant armés.
Les premiers maîtres d'équitation qui ont paru en France sont venus d'Italie, et Salomon de la Broue est le premier écuyer français qui ait fait un Traité du manège.
Les dames commencèrent par s'asseoir sur la selle, ayant les deux pieds appuyés sur une petite planche posée à une hauteur convenable. Ce fut Catherine de Médicis qui changea cet usage qui n'était ni commode ni gracieux.

Autres origines :