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L'origine de Étendard



L'étendard dans l'antiquité

Les Grecs furent les premiers qui eurent des enseignes militaires un peu régulières. Celles des Athéniens étaient ordinairement Minerve, la chouette, l'olivier ; celles des Corinthiens, un cheval ailé, ou Pégase. Celles des Égyptiens portaient une tête de bœuf, et celles des Assyriens une colombe ; les Germains prenaient le lion, le serpent et le crapaud.
Comme toutes ces figures d'animaux étaient des symboles du culte des différents peuples qui les portaient dans les armées, il n'est pas étonnant que chaque nation ait eu un respect religieux pour les enseignes. Toutes celles des Romains, et surtout l'aigle, étaient sacrées pour eux. Dans leurs camps, il y avait une tente particulière où on les déposait comme dans un temple ; et ce dépôt sacré rendait cette tente un lieu inviolable pour tout ce qu'on y plaçait. (Dictionnaire de la Fable, par E. Noël).


L'étendard militaire

On voit que nous venons de prendre le mot étendard dans l'acception générale d'enseigne militaire ; mais il s'est pris ensuite particulièrement pour désigner l'enseigne de la cavalerie ; il a été pour celle-ci ce que le drapeau est pour l'infanterie ; et l'officier qui le porte s'est appelé cornette.
L'oriflamme est le plus ancien de tous nos étendards ; c'était celui de toute l'armée : il parut sous Dagobert. On vit ensuite des gonfalons. En 840, Charles II, dit le Chauve, ordonna aux cornettes de faire marcher leurs vassaux sous leurs gonfalons.
Les étendards étaient communs en 922. Charles-le-Simple en avait un attaché à sa personne dans la bataille de Soissons, et c'était Fulbert, seigneur de la plus grande distinction, qui le portait.

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