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L'origine de Étrennes



L'étymologie du mot Étrennes

Étrennes, du latin strenæ : aussi nos anciens auteurs écrivent-ils estrennes. On dit que Tatius (roi de Rome) ayant reçu comme un bon augure des branches coupées dans un bois consacré à la déesse Strenia, c'est-à-dire la déesse Forte, ou plutôt de la Force, et qu'on lui présenta le premier jour de l'an, autorisa cette coutume dans la suite du temps, et donna le nom de strenæ à ces présents, à cause de cette déesse, qui présida depuis à la cérémonie des étrennes.


Les étrennes dans la Rome antique

« Le jour des calendes de janvier, dit Bellingen (Étymologie des proverbes français), était célébré à Rome, en l'honneur de Janus, avec semblables cérémonies que les saturnales. Les parents et les amis s'envoyaient réciproquement à ce jour des présents qu'ils appelaient étrennes
(strenæ). La coutume, au rapport de Symmachus, en avait été introduite par le roi Tatius, campagnon de Romulus fondateur de Rome, lorsqu'il alla le premier cueillir, dans le sacré bocage de la déesse Strenia, les heureux rameaux qui étaient les présages de l'an nouveau, qui verbenas felicis arboris ex luco Streniæ anni novi auspices premus accepit. Les Romains ajoutaient, en leurs premières rencontres, à leurs salutations, des souhaits et prières de bonheur et félicité pour toute l'année. D'où est venue infailliblement la coutume que nous observons encore à présent au commencement de l'année, de souhaiter en pareil jour bonheur et félicité aux personnes de notre connaissance, et de leur donner ou demander des étrennes. »

La première élégie du troisième livre de Tibulle, composée pour cette occasion, est un monument historique qui prouve incontestablement que l'usage des étrennes et des compliments au renouvellement de l'année était établi chez les Romains.

Mes yeux ont vu briller cette heureuse journée,
Du temps de nos aïeux, en pompe ouvrant l'année ;
Et la foule s'empresse, et les plus riches dons
Parcourent la cité, remplissent nos maisons.
Muses qui m'inspirez, daignez m'apprendre encore
Quels présents peuvent plaire à celle que j'adore, etc.

(Traduit par M. Mollevaut)

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