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L'origine de Étriers



A partir du IVe siècle

Les étriers, ainsi que les selles, n'ont été inventés que fort tard. Ce ne fut que vers le temps de Théodose-le-Grand que l'on commença à perfectionner les selles pour se tenir à cheval : on en voit encore aujourd'hui la forme sur la colonne de Théodose, à Constantinople ; elles ont des pommeaux et des arçons sur le derrière, ce qui indique qu'on mettait du bois pour les rendre plus fermes au lieu qu'anciennement on n'avait pour selles que des pièces d'étoffe, ou fort rarement des housses peu épaisses, comme on peut le remarquer sur un grand nombre de cavaliers représentés sur les colonnes Trajane, Antonine, sur l'arc de Constantin, et ailleurs. C'est sans doute vers ces temps-là qu'on a inventé l'usage des étriers attachés aux selles, qui, affermies par ce bois, étaient en état de les soutenir.


Une invention datant probablement du VIe siècle

L'invention de ces étriers est certainement postérieure au siècle de Théodose ; car on n'en voit jamais dans les représentations des cavaliers des anciens temps. La preuve en est que ni les Grecs ni les Latins n'ont jamais eu de nom pour exprimer un étrier ; ou bien les siècles de barbarie ont laissé si peu de monuments de cette espèce, qu'on peut dire que ce n'est qu'après l'invention de l'étrier qu'on l'a appelé stapes ou stapeda.
La première mention des étriers se trouve dans un livre sur l'art de la guerre, livre qu'on attribue communément à l'empereur Maurice. On y lit que le cavalier doit avoir des deux côtés de sa selle des degrés de fer.


Le perfectionnement des étriers

La forme des étriers a varié selon les différents siècles et les différents peuples.
En 1769, on vendait à l'enseigne du Petit-Dunkerque des étriers à ressort, dont l'effet était de se détacher au moment de la chute du cavalier, et d'empêcher qu'il ne fût entraîné par son cheval.

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