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L'origine de Exercice



L'exercice dans la Grèce antique

Les Grecs mettaient une grande importance aux exercices du corps ; indépendamment de la chasse et de la danse, nous voyons qu'ils s'exerçaient de bonne heure à la course, à la lutte, à lancer le disque ou palet, le javelot : c'était dans les gymnases ou palestres que la jeunesse athénienne se livrait à ces différents exercices. Il y avait dans ces lieux publics des maîtres qui donnaient des leçons de danse et de musique, qui apprenaient à faire des armes, à monter à cheval, enfin tout ce qu'il fallait savoir pour exceller dans l'art militaire.


L'exercice militaire chez les Romains

Chez les Romains, les exercices du corps n'avaient, comme chez les Grecs, d'autre objet que de former la jeunesse aux travaux de la guerre ; et le champ de Mars, où se faisaient tous les exercices, doit être regardé, dit M. Furgault, comme l'école militaire de Rome. Les Romains obligeaient les soldats à faire tous les jours l'exercice des armes, en temps de paix comme en temps de guerre ; les vétérans seuls en étaient dispensés. On accoutumait les autres à aller le pas militaire, et ce pas consistait à faire l'été, en cinq heures, vingt milles de chemin et quelquefois vingt-quatre. Pendant ces marches on leur faisait porter des poids de soixante livres ; on les entretenait dans l'habitude de courir et de sauter tout armés ; ils prenaient, dit Végèce, dans leurs exercices, des épées une fois plus pesantes que les armes ordinaires, et ces exercices étaient continuels.


Les exercices en France

Il est à présumer que, dès l'origine de la monarchie française dans les Gaules, les troupes étaient astreintes à des exercices réglés ; mais ce ne fut que sous la troisième race, du temps de Philippe I, qu'on les habitua au travail et à la fatigue.
L'invention de la poudre a fait tout-à-coup interrompre l'usage de ces utiles exercices. Avant cette époque, la force du corps non moins que le courage, caractérisait le héros, et rien ne le prouve mieux que la pesanteur des armes dont on se servait. Personne ne pourrait manier aujourd'hui les massues d'Olivier et de Roland, que l'on voyait dans l'abbaye de Roncevaux.
Nous n'avons plus même une juste idée des exercices du corps. Un homme qui s'y appliquerait trop, comme le remarque Montesquieu, nous paraîtrait méprisable, par la raison que la plupart de ces exercices n'ont plus d'autre objet que les agréments ; au lieu que, chez les anciens, tout, jusqu'à la danse, faisait partie de l'art militaire.

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