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L'origine de Expiation



L'expiation chez les Hébreux de l'antiquité

Les Hébreux appelaient ainsi des sacrifices par lesquels ils se purifiaient de leurs péchés ou de certaines souillures. Une femme après ses couches, un malade guéri de la lèpre, celui qui, ayant touché quelque chose d'impur, avait négligé de se purifier, conduisaient à l'autel une victime que le prêtre immolait. Il y avait en outre la fête de l'expiation solennelle qui se célébrait le dixième jour du mois de tisri, lequel répondait à une partie de nos mois de septembre et d'octobre.


Dans l'antiquité greco-romaine

Les Grecs et les Romains faisaient des expiations par lesquelles ils prétendaient purifier les coupables et les lieux profanes. Il y en avait de plusieurs sortes, et chaque espèce avait des cérémonies particulières. Les principales étaient celles qui se pratiquaient pour l'homicide, pour les prodiges, pour les villes, pour les armées, pour les temples, etc.
De toutes les expiations, celles qu'on employait pour l'homicide étaient les plus graves dès les siècles héroïques. Lorsque les coupables se trouvaient d'un haut rang, les rois eux-mêmes ne dédaignaient pas de faire la cérémonie de l'expiation : ainsi, dans Apollodore, Copréus, qui avait tué Iphite, est expié par Eurysthée, roi de Mycène ; dans Hérodote, Adraste vient se faire expier par Crésus, roi de Lydie ; Hercule, par Ceyx, roi de Trachine ; Oreste, par Démophoon, roi d'Athènes ; Jason et Médée, par Circé. Apollonius de Rhodes a décrit, dans le plus grand détail, les cérémonies de cette dernière expiation ; mais elles n'exigeaient pas toutes des rites aussi pénibles. Achille, après avoir tué le roi des Lélèges, se contente de se laver dans l'eau courante. Énée n'ose toucher les dieux pénates qu'il veut emporter, jusqu'à ce qu'il se soit purifié dans quelque fleuve.
Les cérémonies romaines étaient différentes de celles des Grecs. Lorsque Horace fut absous après avoir tué sa sœur, les pontifes élevèrent deux autels, l'un a Junon, protectrice des sœurs, l'autre au génie du pays : on offrit sur ces autels plusieurs sacrifices d'expiation après lesquels on fit passer le coupable sous le joug.

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