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L'origine de Farce


Espèce de comique grossier, où toutes les règles de la bienséance, de la vraisemblance et du bon sens sont également violées.


Les farceurs chez les romains

Le peuple romain désertait le théâtre de Térence, pour courir aux farceurs et aux bateleurs. Nerva accorda aux instances du peuple le rétablissement des farces, que Domitien avait défendues.


L'introduction des farceurs en France

Les premiers farceurs furent amenés en France par Constance, fille de Guillaume, comte de Provence, qui épousa, en 998, le roi Robert. L'arrivée de cette princesse en France est regardée comme l'époque du goût de la nation pour la poésie en langue Vulgaire ; goût que les troubadours accréditèrent depuis, et que le temps n'a fait que confirmer.
Philippe-Auguste donna un édit qui bannissait de la cour et de tout le royaume les farceurs et les bateleurs qui ne servent qu'à corrompre les mœurs ; mais ses successeurs les ont soufferts.
Parmi les célèbres farceurs de l'hôtel de Bourgogne, on distinguait surtout Turlupin, Gautier-Garguille, Gros-Guillaume et Guillot-Gorju. Gros-Guillaume était si gros, si gras et si ventru, que l'on disait de lui qu'il marchait longtemps après son ventre ; ce qui a fait donner depuis le nom de Gros-Guillaume à ceux qui ont beaucoup de ventre et qui sont fort puissants. Cette masse cependant, qui aurait nui à tant d'autres, était ce qui lui servait le plus à faire rire ; et c'est peut-être de ce Gros-Guillaume que nous sont venus les polichinelles, s'il n'y en avait pas avant lui, comme il y a tout lieu de le présumer. Jamais il ne faisait de farce, qu'il ne fût comme garrotté de deux ceintures, l'une au-dessous du nombril et l'autre au-dessus du sein ; ce qui faisait qu'on le prenait pour un tonneau depuis les pieds jusqu'à la tête.

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