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L'origine de Femmes invisibles



Les trois femmes invisobles

Au commencement du XIXe siècle, il y avait à Paris, dans trois quartiers différents, trois femmes invisibles avec lesquelles, pour son argent, il était permis de converser. L'une se disait de la Grèce, âgée de trois cents ans ; une autre s'annonçait comme une jeune fille de Marseille, âgée de dix-huit ans ;
la troisième parlait français et allemand.


Un témoignage de ce phénomène

« Vous entrez dans une salle, est-il dit dans le Dictionnaire de l'industrie, an IX (1800), où l'on rapporte ce fait dont nous avons nous-mêmes été témoins ; vous n'y voyez autre chose qu'une caisse carrée de trois à quatre pieds de long sur un à deux de large, en grande partie garnie de verres qui en laissent voir tout l'intérieur, ou vous ne voyez même qu'un simple globe de verre. Cette caisse et ce globe sont suspendus au plancher par des cordons de soie. A l'un et à l'autre sont attachés des cornets acoustiques qui transmettent les paroles de l'interlocuteur à la femme invisible, et de la femme invisible à l'interlocuteur. Une de ces femmes chante et même touche du forté-piano qui a aussi le don de se rendre invisible, etc.
Quant aux moyens d'invisibilité, on peut assurer qu'il n'en existe jusqu'à présent aucun dans le sens que le public attache à ce mot ; il est fort douteux que la fable de l'anneau de Gygès se réalise jamais. Mais laissons jouir chacun de son industrie : nous ne sommes plus dans ces temps d'ignorance où l'on pourrait abuser de ce moyen pour plonger le peuple dans la superstition, et les auteurs de cette découverte magique n'ont pas à craindre d'être brûlés comme sorciers. »

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