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L'origine de Flagellation



La flagellation dans l'antiquité

Cette punition était en usage chez les Juifs. On l'encourait facilement ; mais elle ne déshonorait pas. On la subissait dans la synagogue. Le pénitent était attaché à un pilier, les épaules nues. Il fallait à cette espèce de discipline la présence de trois juges : l'un lisait les paroles de la loi ; le second comptait les coups, le troisième encourageait l'exécuteur, qui était communément le prêtre de la semaine.
La flagellation fut aussi connue chez les Grecs et chez les Romains. C'était un supplice plus cruel que la fustigation. On flagellait d'abord ceux qui devaient être crucifiés ; mais on ne crucifiait pas tous ceux qui étaient flagellés. On attachait à une colonne dans les palais de la justice ; ou l'on promenait dans les cirques les patients qui étaient condamnés à la flagellation. Il était plus honteux d'être flagellé que battu de verges. Les fouets étaient quelquefois armés d'os de pieds de mouton ; alors le patient expirait communément sous les coups.


La flagellation dans l'église

On trouve, des l'an 508, la flagellation établie comme peine contre les religieuses indociles, dans une règle donnée par saint Césaire d'Arles. Plusieurs fondateurs établirent depuis la même discipline ; mais il ne paraît pas qu'il y ait eu de flagellations volontaires avant le XIe siècle, car saint Guy et saint Poppon, qui se sont soumis les premiers à ces macérations, sont morts, l'un en 1040, et l'autre en 1048. Celui qui s'est le plus distingué dans la flagellation volontaire a été saint Dominique, surnommé l'encuirassé, à cause de la chemise de mailles qu'il portait toujours, et qu'il n'ôtait que pour se flageller à toute outrance.

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