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L'origine de Forge


Grand fourneau où l'on fond le fer qui sort des mines, et où on le réduit en gueuse.


L'art d'adoucir le fer fondu

On a vu en France une manufacture qui avait poussé la solidité, la précision et l'ornement jusqu'à couler des balcons, des rampes d'escalier, des lustres, des bras, des feux, etc., et, au moyen du recuit, à mettre ces ouvrages en état d'être recherchés avec netteté et polis au dernier brillant. Cette manufacture n'a pas eu toute la satisfaction qu'elle méritait, parce qu'elle ôtait tout d'un coup le crédit aux ouvrages de fer, de cuivre, de bronze, extrêmement coûteux.
M. de Réaumur, dans son Art d'adoucir le fer fondu, dit, en parlant de cet établissement, qu'un particulier a eu en France quelque chose de fort approchant du véritable secret d'adoucir le fer fondu qui a été jeté au moule ; qu'il entreprit d'en faire des établissements à Cosne et au faubourg Saint-Marceau à Paris ; qu'il rassembla une compagnie qui fit des avances considérables ; qu'il fit exécuter quelques beaux modèles qui furent ensuite jetés en fer ; qu'il y eut divers ouvrages de fer fondu adouci ; que cependant l'entreprise échoua, et que l'entrepreneur disparut sans avoir laissé son secret. M. de Réanmur ajoute qu'il a trouvé ce secret et en fait part au public. Mouler le fer avec précision et ornement était une partie connue ; l'adoucir pour le rechercher et polir est un bien recouvré par son travail.

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