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L'origine de Fresque


On appelle peinture à fresque l'opération par laquelle on emploie des couleurs détrempées avec de l'eau sur un enduit assez frais pour en être pénétré. Cette peinture venant à s'incorporer avec le mortier, ne périt et ne tombe qu'avec lui. Ce mot vient de l'italien fresco. Ce genre de peinture nous étant venu d'Italie, aussi bien que le terme qui l'exprime.


Une peinture antique

La peinture à fresque est très ancienne, les murs du temple des Dioscures (Castor et Pollux), à Athènes, avaient été peints à fresque par Polygnote et par Diognète, pendant la guerre du Péloponèse. Pausanias remarque que ces peintures s'étaient bien conservées jusqu'à son temps, c'est-à-dire près de six cents ans depuis celui de Polygnote.
Cette peinture était aussi en usage chez les Romains, dès les premiers temps de la république, et l'on en vit encore de fort beaux morceaux antiques dans Rome ; les bons peintres cependant, au rapport de Pline, peignaient rarement à fresque. Ils ne croyaient pas devoir borner leur travail à des maisons particulières, ni laisser à la discrétion des flammes des chefs-d'œuvre dont la perte était irréparable ; ils se fixaient à des ouvrages portatifs qu'on pouvait, en cas d'accident, transporter d'un lieu à un autre.


La fresque comparée à la peinture à l'huile

Molière, dans son poème intitulé le Val-de-Grâce, fait ainsi la comparaison de la peinture à l'huile et de la fresque :

Aux faiblesses du peintre aisément s'accommode ;
La paresse de l'huile, allant avec lenteur,
Du plus tardif génie attend la pesanteur ;
Elle sait secourir, parle temps qu'elle donne,
Le faux pas que peut faire un pinceau qui tâtonne ;
Et sur cette peinture on peut, pour faire mieux,
Revenir, quand on veut, avec de nouveaux yeux...
Mais la fresque est pressante, et veut sans complaisance
Qu'un peintre s'accommode à son impatience,
La traite à sa manière, et d'un travail soudain
Saisisse le moment qu'elle donne à sa main.
La sévère rigueur de ce moment qui passe,
Aux erreurs du pinceau ne fait aucune grâce, etc.

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