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L'origine de Hérédité



L'hérédité de la couronne

Les rois carolingiens avaient pour principe qu'un prince devait se prêter aux vœux d'un peuple qui l'appelait pour remplacer son souverain actuel. Louis-le-Germanique répondit aux invitations des Neustriens et des Aquitains. Charles-le-Chauve aima mieux manquer aux conditions du traité qu'il avait fait avec son frère, que de ne pas céder aux vives instances des Lorrains.
L'hérédité légitime était alors le droit indéterminé qu'avait tout prince du sang royal, d'hériter d'une couronne, lorsque le peuple lui aurait donné la préférence sur les autres princes du même sang, qui étaient héritiers comme lui. La qualité d'héritier était donc la même que l'éligibilité. C'est en ce sens que les évêques de France disaient à Charlemagne, que le royaume lui avait été laissé par hérédité.


L'hérédité des offices

C'est le droit que le pourvu a de transmettre son office à ses héritiers, successeurs ou ayants cause. Anciennement les offices n'étaient que de simples commissions annales et même révocables ad nutum (à volonté) ; depuis la vénalité des offices, qui les a rendus permanents, chaque officier a toujours cherché les moyens de conserver son office après sa mort, ce qui se pratiquait d'abord seulement en obtenant la survivance pour une autre personne. Des survivances particulières, on passa aux survivances générales, lesquelles furent accordées par divers édits de 1568, 1574, 1576 et 1586.
L'hérédité des offices fut inventée par Paulet, et admise par une déclaration du 12 décembre 1604, en faveur des officiers de judicature et de finance, en payant par eux, au commencement de chaque année, la soixantième partie de la finance de leur office, lequel droit a été nommé annuel, ou paulette, du nom de celui qui en fut l'inventeur. Il y a eu depuis ce temps divers édits et déclarations, pour donner ou ôter l'hérédité à certains offices.

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