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L'origine de Hommage



L'étymologie du mot Hommage

Dans la basse latinité hommagium ou hominium est une reconnaissance faite par le vassal en présence de son seigneur, qu'il est son homme, c'est-à-dire son sujet, son vassal. Hommage vient donc de homme ; faire hommage, c'est se reconnaître homme du seigneur.


Quelques exemples d'hommage

On trouve des exemples d'hommage dés le temps que les fiefs commencèrent à se former : c'est ainsi qu'en 734 Eudes, duc d'Aquitaine, étant mort, Charles Martel accorda à son fils Hérald la jouissance du domaine qu'avait eu son père, à condition d'en rendre hommage à lui et à ses enfants.
En 778, Charlemagne étant allé en Espagne pour rétablir Ibinalarabi dans Sarragosse, reçut dans son passage les hommages de tous les princes qui commandaient entre les Pyrénées et la rivière d'Èbre.
Le vassal faisait hommage de son fief, la tête nue, à genoux, sans épée ni éperons, les mains dans celles du seigneur, qui était assis et couvert.


L'hommage lige et l'hommage simple

L'hommage était lige ou simple : par l'hommage lige on s'engageait à servir en personne le seigneur envers et contre tous ; par le simple, on pouvait mettre un homme en sa place. Ensuite le seigneur donnait au vassal l'investiture de son fief, en lui mettant entre les mains ou une épée, ou une bannière, ou un gant, ou des clefs, selon l'usage du pays. A la fin de la cérémonie, le seigneur baisait le vassal pour marque de l'engagement réciproque qu'ils contractaient de se secourir l'un l'autre. Le principal service du feudataire était d'aller à la guerre sous la bannière de son seigneur. Le roi, dans les hommages qu'on lui rendait, n'accordait la faveur du baiser qu'à la noblesse du sang, jamais à celle du fief.
Ces deux hommages obligeaient le vassal à servir le suzerain envers et contre toutes créatures qui peuvent vivre et mourir. Tel était l'hommage que les rois d'Angleterre rendaient aux monarques français, en qualité de feudataires de la couronne. Les rois d'Espagne l'ont aussi rendu pour les comtés de Flandre et d'Artois. C'est principalement sous le règne de Philippe-le-Bel, en 1301, que l'on commença à faire hommage pour le Barrois ; et, depuis ce temps, les ducs de Lorraine qui ont possédé le Barrois ont régulièrement rendu ce devoir à nos rois. Le duc Léopold le rendit à Louis XIV, le 5 novembre 1699 ; et le prince François-Etienne, depuis empereur, à Louis XV, au mois de février 1730.

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