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L'origine de Jardin botanique



Les premiers jardins botaniques au XVIe siècle

Le XVIe siècle est l'époque où furent établis, en diverses contrées de l'Europe, des jardins botaniques ; et l'Italie eut la gloire de donner l'exemple. Le premier est celui de Padoue, en 1533 ; quelques années après furent formés ceux de Florence, de Pise, etc. Paris avait un jardin botanique en 1591 ; Houel établit, vers l'an 1600, celui des apothicaires de cette même ville ; celui de Montpellier, établi par le médecin Richer de Belleval, date de l'an 1598.


Le Jardin des Plantes

Quant au Jardin des Plantes, la première idée de ce magnifique établissement, unique en Europe, est due à un médecin de Louis XIII, nommé Guy de la Brosse. Dans un ouvrage qu'il fit imprimer, en 1628, sous le titre de, De la nature, vertu et utilité des plantes, on voit un dessin du jardin royal pour la culture des plantes à Paris, une requête au roi, dans laquelle il expose, dans le plus grand détail, ses vues sur l'organisation de ce jardin, un plan d'enseignement, avec une grande partie des moyens d'instruction employés encore au XIXe siècle dans cet établissement, et l'offre de se charger lui-même d'une espèce de cours dont il donne le prospectus. A la suite de cette requête se trouve l'édit de Louis XIII, qui fonde le jardin royal des Plantes sur le plan proposé par Guy de la Brosse et le nomme intendant de ce jardin.
Protégé par plusieurs ministres, cet établissement acquit une faveur qu'il perdit bientôt, et qu'il reprit par le zèle de Valot et Fagon, qui repeuplèrent ce jardin d'un grand nombre de plantes ; le catalogue qu'ils publièrent en 1665, sous le titre d'Hortus regius, se monta à plus de quatre mille. On cite avec éloge Robin, garde de ce jardin, qui était tellement occupé de ses fleurs, que Guy Patin disait, « Cet homme fera changer le proverbe. On ne dira plus, Il ressouvient à Robin de ses flûtes ; mais, Il ressouvient à Robin de ses fleurs. » La surintendance passa en différentes mains, jusqu'en 1739, que Louis XV y nomma M. de Buffon, sous les auspices duquel l'établissement s'était déjà élevé à un haut point de splendeur et d'utilité.
La révolution, loin de nuire au Jardin des Plantes, concourut à son agrandissement. Il reçut alors une extension considérable ; et chaque année ajoute aux améliorations et aux embellissements que peuvent lui donner les mains habiles qui le dirigent.

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