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L'origine de Joueurs d'instruments



La confrérie des ménétriers fondée au XIVe siècle

Sous le nom de ménétriers, on connaissait en France une confrérie fondée à Paris en 1331, dont le but était de soulager les musiciens, atteints d'infirmités, ou tombés dans la misère. Pour apprécier l'utilité de cette confrérie, il faut se rappeler qu'avant la restauration des arts, la condition des joueurs d'instruments était la même que celle des poètes et des troubadours ; parcourant ensemble les provinces, l'espoir du gain ou l'attrait du plaisir réglait souvent leurs courses, ils recueillaient dans une ville ce qu'ils dissipaient la plupart du temps dans une autre.
Fatigués d'une vie remplie de dissipation et qui rendaient leur vieillesse déplorable, les ménétriers français fondèrent en 1331 cette confrérie, dont le chef prit le titre de roi, suivant l'usage du temps. Ils étaient alors relégués dans la rue qui portait le nom de Saint-Julien-des-Ménétriers, et deux d'entre eux, Jacques Gard et Huet, y établirent un hôpital pour les confrères pauvres ou infirmes.


La fin de la confrérie

Un arrêt du parlement du 22 août 1659 confirma leurs statuts, un édit de 1773 supprima la place de roi des ménétriers, et la confrérie fut dissoute : par les statuts de cette confrérie, il était défendu à tout musicien d'exercer dans l'enceinte de Paris, sans avoir obtenu la permission du Roi des ménétriers, qui ne l'accordait que moyennant une rétribution au profit de la confrérie. Les musiciens de la chapelle du roi étaient seuls exceptés. Jean Pierre Guignon, musicien de la chapelle, mort le 30 janvier 1774, fut le dernier roi des ménétriers.

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