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L'origine de Journal


Journal, mémoire ou relation de ce qui se fait, de ce qui se passe chaque jour. De tels journaux sont établis à la Chine de temps immémorial ; mais ils se bornent à traiter de ce qui intéresse cet empire.


Les gazettes depuis le XVIIe siècle

L'utile usage des gazettes fut inventé à Venise, au commencement du XVIIe siècle. Chaque feuille était livrée de semaine en semaine, et coûtait une gazetta, petite pièce de monnaie revenant à nos demi-sous ; le nom de cette monnaie resta à l'écrit qu'elle servait à payer.
La fondation de la Gazette de France est attribuée au médecin Renaudot, qui, avant de faire de ses bulletins un papier public, les recueillait, dit-on, pour en amuser ses malades. Ce journal, dont les premières feuilles imprimées parurent en 1631, fut continué jusqu'en 1792. Il se composait alors de cent soixante-deux volumes.
Le Journal de Paris fut le premier ouvrage périodique qu'on prit l'engagement de publier tous les jours.
Ce serait une tâche infinie que de mentionner tous les journaux qui ont paru, ou qui paraissent actuellement.


Les journaux littéraires

Le Journal des Savants fut le premier de tous les journaux de ce genre. Ce fut M. de Sallo, conseiller au parlement, qui l'imagina pour mettre les gens instruits au courant des ouvrages que l'on publiait. Le premier numéro parut sous le nom du sieur Hédouville, le 5 janvier 1665. Quoique la censure y fût polie et mesurée, l'auteur se fit beaucoup d'ennemis, et fut obligé de discontinuer son travail, environ un an après l'avoir entrepris. Si l'on en croit Camusat (Histoire des journaux), ce fut le nonce qui fit retirer à Sallo le privilège, parce qu'il avait parlé peu respectueusement d'un décret de l'inquisition porté contre Baluse et Launois. On lui offrit de reprendre la rédaction de son journal sous la surveillance d'un censeur ; mais il refusa cette condition, et le privilège fut donné à l'abbé Gallois. En 1675, Larroque succéda à ce dernier, et le journal fut par la suite confié à des hommes de mérite nommés par le chancelier.
La publication de ce journal donna naissance à une multitude d'ouvrages périodiques du même genre. Les Anglais furent les premiers à profiler de cette heureuse invention, et la Société royale de Londres publia, dès la même année 1665, les Transactions philosophiques. On entreprit aussi, presque en même temps, à Leipsik, le plus ancien des journaux latins, sous le titre de Acta eruditorum, qui a commencé à paraître en 1682. Parmi les meilleures imitations, il faut remarquer le journal de Bayle, qui parut en 1687, sous le titre de Nouvelles de la république des lettres ; et le Mercure de France, qui a commencé en 1672, avec la dénomination de Mercure galant. Ce journal a reparu en 1823, sous le titre de Mercure au 19e siècle.
L'Année littéraire eut de la célébrité sous la rédaction de Fréron, qui la commença en 1754, et la continua jusqu'en 1776. Elle fut continuée après lui jusqu'en 1790, et la collection complète forme environ 290 volumes.

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