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L'origine de Laiton



Le laiton en France à partir du XIXe siècle

La fabrication du laiton brut manquait totalement, en 1806, à l'ancien territoire de France. Cet alliage s'obtient en combinant le cuivre rouge avec le zinc. Ce dernier métal, qui porte le nom de calamine quand il est à l'état d'oxyde, était l'objet d'une grande exploitation dans les départements de la Roër et de l'Ourthe ; mais quoique l'on connût dans l'ancienne France quelques gîtes de minerai de zinc, nulle part on n'avait songé à les exploiter. C'est vers l'an 1810 que la fabrication du laiton s'est naturalisée chez nous. Avant cette époque, il avait existé une fabrique de ce genre à Landrichampt, dans les Ardennes ; mais elle était sans activité, lorsque celle de Fromelenne fut fondée par M. de Contamine. Dans celle-ci l'on faisait du laiton, et l'on traitait le zinc même au laminoir et à la filière ; mais on était obligé de faire venir ce métal de Liège.


Le perfectionnement de la fabrication du laiton

Il a été fait, en 1818, des essais pour parvenir à remplacer la calamine, dont la France ne possédait plus aucune exploitation, par la blende ou zinc sulfuré, que nous possédions en, abondance, et dont, jusqu'en 1819, on n'avait fait aucun emploi. Ces expériences, entreprises sous les auspices de l'administration des mines, ont eu d'heureux résultats. On a vu à l'exposition des produits de l'industrie française, du laiton brut fabriqué par M. Boucher fils, de Rouen, avec la blende en remplacement de la calamine.
M. Japy de Beaucourt a obtenu un brevet d'invention pour une machine à couper les feuilles de laiton laminées, par bandes parallèles d'une largeur quelconque ; on en tira les platines, les balanciers et les roues des montres.

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