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L'origine de Latrines


Lieu public cher les Romains, où allaient ceux qui n'avaient point d'esclave pour vider ou pour laver leurs bassins. On ne trouve point dans les écrits ni dans les bâtiments qui nous sont restés des anciens, qu'ils eussent dans leurs maisons des fosses à privés.


L'étymologie du mot Latrines

Leurs lieux publics, et il y en avait plusieurs de cette espèce à Rome, étaient nommés latrinœ ou lavatrinœ, de lavando (laver), selon l'étymologie de Varron. Plaute se sert aussi du mot lalrinœ pour désigner le bassin ; car il parle de la servante qui lave le bassin, quœ latrinam lavât. Or, dans ce passage du poète, latrina ne peut être entendu de la fosse à privés des maisons, puisqu'il n'y en avait point, ni de la fosse des privés publics, puisqu'elle était nettoyée par des conduits souterrains dans lesquels le Tibre passait.


Les latrines dans la Rome antique

Non seulement les latrines publiques étaient en grand nombre à Rome, mais de plus on les avait en divers endroits de la ville, pour la commodité. On les nommait encore très bien stertquinilia ; elles étaient couvertes et garnies d'éponges, comme nous l'apprenons de Sétèque dans ses épîtres.
On avait pour la nuit l'avantage des eaux coulantes dans toutes les rues de Rome, où l'on jetait les ordures ; mais les riches avaient pour leur usage des bassins que les bas esclaves allaient vider à la fin du jour dans des égouts dont les eaux se rendaient au grand cloaque, et de là dans le Tibre.


L'invention des latrines inodores

En 1817, M. Duplat a obtenu un brevet d'invention pour des latrines inodores dont il est l'inventeur. Dès avant la révolution on trouvait des latrines publiques dans divers jardins publics de la capitale ; mais ce n'est qu'à partir du XIXe siècle qu'on a établi, dans plusieurs quartiers de Paris, des lieux d'aisance où, moyennant une légère rétribution, on pouvait satisfaire le plus pressant des besoins. On rencontrait dans plusieurs marchés de la capitale des latrines publiques, dans l'établissement desquelles on avait pris tous les moyens de salubrité et de sûreté. Ces établissements ne pouvaient être comparés à ces cloaques infects qui se voyaient autrefois, et dont la malpropreté tendait à développer les germes de plusieurs maladies.

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