Accueil > Les origines commençant par L > L'origine de lutte

L'origine de Lutte


C'est un des plus anciens exercices du corps dont nous ayons connaissance, puisque la lutte était pratiquée dès le temps des patriarches ; témoin la lutte de l'ange contre Jacob, décrite au trente-deuxième chapitre de la Genèse.


Les débuts de la lutte dans la Grèce antique

Elle n'était, dans ses commencements, qu'un exercice grossier où la pesanteur du corps et la force des muscles avaient la meilleure part. Telle elle était dans les siècles héroïques et fabuleux de la Grèce, dans ces temps féconds en hommes féroces et cruels, qui faisaient consister leur gloire à opprimer les plus faibles, qui regardaient la justice, la pudeur et l'humanité comme des marques de peu de courage, et qui ne connaissaient d'autre loi que celle du plus fort.
C'est à peu prêt le portrait que nous fait Plutarque de ces fameux scélérats qui infestaient, par leurs brigandages, plusieurs provinces de la Grèce, et dont quelques-uns forçaient les voyageurs à lutter contre eux, malgré l'inégalité de leurs forces, et les tuaient après les avoir vaincus. Hercule et Thésée travaillèrent successivement à purger la terre de ces monstres, employant pour les vaincre et pour les punir les mêmes moyens dont ces barbares s'étaient servis pour immoler tant de victimes à leur cruauté. C'est ainsi que ces deux héros vainquirent à la lutte Antée et Cercyon, inventeurs de cet exercice selon Platon, et auxquels il en coûta la vie pour avoir osé se mesurer contre de si redoutables adversaires.


Les premières écoles de lutte

Thésée fut le premier, selon Pausanias, qui joignit l'adresse à la force dans cet exercice, et qui établit des écoles publiques, appelées Palestres, où des maîtres l'enseignaient aux jeunes gens. La lutte fit partie des jeux isthmiques rétablis par ce héros, et elle fut admise dans presque tous ceux que l'on célébrait en Grèce, et ailleurs. Ce n'est donc que depuis Thésée que la lutte, qui n'avait été jusqu'alors qu'un exercice informe, fut réduite en art et atteignit toute sa perfection.


La lutte dans les jeux publics

A Sparte et dans l'île de Chio, les personnes des différents sexes luttaient les unes contre les autres. Ce ne fut que dans la dix-huitième olympiade qu'on vit paraître des lutteurs dans des jeux publics ; le lacédémonien Eurybate fut le premier qu'on déclara vainqueur à la lutte. On n'y proposa des prix pour la lutte des jeunes gens que dans la trente-septième olympiade, et le lacédémonien Hipposthène y reçut la première couronne. Les lutteurs préludaient à ces espèces de combats par des frictions qui donnaient plus de souplesse au corps, des onctions qui rendaient les membres plus glissants et plus difficiles à saisir, en se roulant sur la poussière, ou en se couvrant réciproquement d'un sable très fin réservé pour cet effet dans les portiques des gymnases.

Autres origines :